La dame est décédée à l’hôpital Sacré-Cœur dans la nuit du 23 juillet, vers 2h10.
Lors de l’accident, qui s’est produit devant le supermarché Bonanza sur la rue Jean-Talon Est, la dame avait été frappée par une conductrice et projetée sous sa propre voiture, alors qu’elle rangeait ses emplettes dans le coffre.
La conductrice, Maria Messina-Triassi, âgée de 55 ans, aurait percuté neufs voitures et trois personnes avant de se sauver, à bord d’un véhicule utilitaire sport BMW noir.
La liste des blessures qu’a subies Mme Boni Santi est longue: les deux jambes, un bras et des côtes cassés, un poumon perforé et des nécroses (décomposition des tissus). De plus, les médecins envisageaient de lui amputer les jambes, raconte Anne Laferrière, la conjointe du fils de Mme Boni Santi.
« Je trouve ça terrible. Ça devait être un enfer total. Elle aurait du mourir sur le coup », témoigne-t-elle, bouleversée.
Celle-ci explique que sa belle-mère était paralysée et entubée, ce qui rendait la communication difficile.
« Elle comprenait tout ce qu’on lui disait, mais elle ne pouvait pas nous répondre », se souvient-elle.
« Je veux qu’elle le sache (la conductrice), ce qui s’est passé. On se demande si elle est folle », révèle Mme Laferrière avec rancœur.
Lorsque rencontré à leur domicile, le fils de Mme Boni Santi avait soigneusement préparé les bijoux et un flacon de parfum pour l’exposition de sa mère au centre funéraire, jeudi.
Les funérailles de Rita Boni Santi auront lieu à l’église San Domenico Savio, située sur la rue Sainte-Claire, près de l’avenue Georges V, vendredi à 11 heures.
Le conjoint blesséLe conjoint de Mme Boni Santi a aussi été blessé lors de l’accident. « Ça fait cinq semaines qu’il marche avec une canne », affirme Danny Lucarelli, le fils du conjoint.
M. Lucarelli, qui est pompier de profession, s’était rendu sur les lieux de l’accident. Selon lui, son père « a tout vu ».
« Mon père est vraiment quelqu’un de solide mais là, je ne le reconnais plus. Je reste avec lui à la maison depuis que c’est arrivé », poursuit-il.
La conductrice fait face à 12 chefs d’accusation, soit pour délit de fuite sur chaque véhicule endommagé et chaque personne blessée.
Les autorités l’ont retrouvé chez elle un peu plus tard, après l’accident. Elle a été inculpée, puis finalement libérée sous condition en attente de son procès.
La mort de Mme Boni Santi pourrait entraîner le dépôt de nouvelles accusations et la tenue d’une seconde comparution.


Je partage votre colère Madame Lefebvre, cette histoire est terrible. Je suis de tout cœur avec les victimes et leurs proches. Mes plus sincères sympathies aux proches Mme Boni Santi.