Saint-Léonard

Guillaume
Guillaume Picard
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Candidats au poste de maire d'arrondissement

Italo Barone

Action civique de Saint-Léonard

Chef du parti indépendant Action civique Saint-Léonard, l'homme d'affaires et restaurateur Italo Barone tente un retour en politique, lui qui a été conseiller municipal de la Ville de Saint-Léonard entre 1990 et 2001. « À quelques jours des élections, nous sommes heureux de ce qu'on entend dans notre porte-à-porte. La priorité, nous disent les citoyens, c'est d'avoir plus de sécurité, mais aussi plus de services locaux chez nous. On s'engage à travailler avec Montréal, dossier par dossier, et à défendre les intérêts des Léonardois. » Le parti existe depuis près d'un an et dispose d'une table de concertation réunissant toutes les communautés. « C'est à cette instance qu'on discute des problèmes qui nuisent au jour le jour aux citoyens. Il y a des situations qui traînent. On discute notamment de dossiers qui ont été refusés par les élus actuels. Nous, on veut éviter que le citoyen soit trimballé d'un palier à l'autre, pour lui sauver du temps. » M. Barone se questionne à propos des travaux de réfection de rues en cours en pleine élection et, aussi, concernant le déneigement. « Je pense qu'on n'a pas de problème ici avec la neige, mais il faut des contrats locaux et on apprécierait que les gens qui font des travaux chez nous soient des gens de Saint-Léonard. Mais, il faut respecter les appels d'offres. On veut être capable d'appeler l'entrepreneur quand il y a un problème. Ce qu'on entend aujourd'hui, c'est que Montréal ne prend pas les bonnes décisions, alors on veut plus de pouvoirs dans l'arrondissement. » Ancien supporteur de Michel Bissonnet, M. Barone dit ne pas être en guerre contre ce dernier. « Mais on pense qu'assez, c'est assez. Nos 71 000 membres veulent du changement. Ma campagne, dès le début, a demandé d'abord aux gens d'aller voter. Nous pouvons gagner, car les gens disent qu'ils veulent du nouveau. La clé, pour nous, c'est de faire sortir le vote. »

Michel Bissonnet

Union Montréal

Michel Bissonnet est engagé en politique depuis 31 ans à Saint-Léonard, lui qui a été maire de 1978 à 1981, puis député de Jeanne-Mance–Viger pendant 27 ans, avant de revenir à la mairie en septembre 2008, lors de l'élection partielle visant à trouver un successeur à Frank Zampino. « Je suis un gars de proximité, je suis près des Lé et je pense que les gens l'apprécient. J'ai toujours le feu sacré et la passion de servir mes concitoyens, qui n'ont pas besoin de rendez-vous pour me rencontrer. Je suis toujours disponible et dès que les gens ont une plainte à formuler ou un problème, ils peuvent venir me voir à l'hôtel de ville. » En février 2009, un sondage effectué à la grandeur de Montréal a attribué un taux de satisfaction de 85 % des Léonardois à l'égard de leur administration municipale, rappelle-t-il. « Nous sommes en tête des 19 arrondissements au niveau des investissements dans nos rues et infrastructures. Nos services de proximité sont vraiment de première classe et demeurent notre priorité pour le prochain mandat. Nous voulons d'ailleurs continuer à les améliorer pour satisfaire nos patrons que sont les citoyens de Saint-Léonard. » Il se félicite des travaux de réfection d'égouts sur le point de s'achever dans le secteur Loyola et des études hydrauliques en cours dans les secteurs Garibaldi et La Durantaye. « Nous avons bon espoir de pouvoir entreprendre les travaux dans le coin de Garibaldi en 2010. Il faut aussi moderniser et mettre aux normes l'aréna Martin-Brodeur dans le cadre du programme Infrastructure Canada. Nous ne savons pas quand ils auront lieu, mais nous sommes en lice. Nous allons aller en soumission en décembre pour refaire la surface synthétique près de l'aréna et on poursuit nos négociations pour l'aménagement d'une passerelle pour rejoindre le quai du train de l'Est. »

Vittorio Capparelli

Vision Montréal

Élu au sein du RCM en 1986, puis de Vision Montréal en 1994 dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Vittorio Capparelli compte cette fois faire une percée dans Saint-Léonard à titre de maire d'arrondissement. « Je tente un retour, parce que je crois qu'il faut s'adapter au nouveau Montréal dont Saint-Léonard est l'illustration parfaite et représente mieux que tous les autres le Québec pluriel d'aujourd'hui. Il y a par contre beaucoup de poches de pauvreté qui s'installent à Saint-Léonard. C'est très préoccupant au niveau social et je crois qu'il faut tirer profit des groupes ethniques. » M. Capparelli, qui a été victime d'ennuis de santé durant la campagne – il a fait de l'arythmie cardiaque–, explique qu'il n'habite pas Saint-Léonard, mais que sa fille y vit. « Je veux que Saint-Léonard joue un rôle plus important à Montréal. Il faut profiter de cette population multiculturelle et mettre en valeur ses talents. J'ai accepté d'être candidat parce que mon équipe représente d'ailleurs tous les groupes ethniques présents dans l'arrondissement. Il faut développer plus d'harmonie et apprendre à se connaître. On ne veut pas en arriver à créer des ghettos et on voit des quartiers qui se sont dégradés comme Viau et Robert. Ça défigure un peu Saint-Léonard qui a déjà reçu des prix de propreté par le passé. » M. Capperelli croit au prolongement du métro. « Ça va de soi, mais il faudrait s'assurer que le prolongement de la ligne bleue soit une réalisation qui permette de s'attaquer au phénomène de dégradation sociale et aux poches de pauvreté. » Il croit que la formation professionnelle pour les jeunes est importante et qu'il faut leur transmettre les connaissances. « La Ville et les arrondissements pourraient jouer un rôle dans le mentorat. » Il veut développer des pistes cyclables et favoriser le logement social. « Je suis une personne très hospitalière. J'ai toujours été disponible et les gens peuvent me rencontrer facilement. »

David Mallozzi

Indépendant

David Mallozzi, 23 ans, un étudiant de l'Université du Québec à Montréal, se présente devant les électeurs comme candidat indépendant à la mairie d'arrondissement. « J'étudie actuellement au baccalauréat en gestion publique, avec l'espoir d'atteindre le niveau du doctorat d'ici 20 ans. Je me suis présenté au poste de maire aux élections partielles de l'an dernier. Je suis également en train de créer un nouveau parti municipal, connu comme le Parti public de Montréal. » M. Mallozzi dit avoir plusieurs priorités, à commencer par la transparence. « Il faut s'assurer que les gens connaissent les lois, qu'ils soient au courant des décisions qui sont prises et où leur argent est investi. Nous allons télédiffuser les réunions du conseil et les rendre disponibles sur Internet, avec une transcription écrite. La description en français et en anglais serait un début. Je crois que les citoyens ont un droit absolu de savoir ce qui se passe à leur hôtel de ville. » Il veut par ailleurs mettre l'accent sur la prévention du crime. « Les hommes et les femmes qui servent dans notre corps de police ne bénéficient plus de la même réputation qu'auparavant. Un comportement agressif et de contrôle semble affecter la paix. La prévention du crime commence par une meilleure éducation et donc, une meilleure interaction entre la police et les étudiants, à l'école, permettra de bâtir une meilleure relation entre nos jeunes et la loi. » En ce qui concerne le transport en commun, M. Mallozzi dit encourager fortement le prolongement de la ligne bleue jusqu'à Anjou. « Avec la montée subite de condominiums et de résidences en construction, et le fait que nous voulons tous moins de voitures dans nos rues, il faut miser sur les transports collectifs. Le métro est le seul type de transport en commun qui peut nous servir toute l'année avec d'excellents résultats. »

Nicolas Marchildon

Projet Montréal

Nicolas Marchildon se présente en politique pour la première fois en faisant la promotion des valeurs de Projet Montréal, lesquelles, dit-il, font la part belle à l'environnement et aux transports en commun. « J'adhère aux valeurs de Projet Montréal en ce qui a trait au transport et à la modification du milieu de vie pour ce que ce soit plus attrayant pour les familles. Je suis père d'une fille de 2 ans et comme plusieurs jeunes familles, nous ne voulons pas déménager en banlieue. Nous aimons faire nos emplettes à pied avec le bébé et, pour ma part, je préfère les commerces de proximité et je suis contre les grandes surfaces. Je veux qu'on porte plus d'attention aux piétons et aux cyclistes. Pour ce faire, il faut revitaliser, planter des arbres, élargir les trottoirs, ajouter des traverses piétonnes et aménager des pistes cyclables en site propre, notamment sur Lacordaire. Dans notre plan à long terme, il y a aussi un tramway sur Lacordaire et sur Jean-Talon, mais ce serait pour un second mandat. Pour celui-ci, on parle de voies réservées sur Jean-Talon et sur Pie-IX. » M. Marchildon, qui vit dans Villeray, croit aussi au budget participatif et aux conseils de quartier comme instruments de développement engageant le citoyen au cœur des décisions. « On veut créer un guichet unique pour que les questions des gens soient enregistrées localement dans une base de données qui optimisera le suivi des dossiers. On souhaite aussi rendre tous les débats publics en les télédiffusant et les rendant accessibles sur Internet. » Côté vie de quartier, il veut favoriser l'implantation de commerces de proximité sur Langelier, Jarry et Pie-IX, ainsi que sur Couture et des Grandes-Prairies. « Ce sont des espaces non résidentiels qui permettraient aux gens d'aller faire leurs emplettes à pied plus facilement. On s'engage aussi à créer des corridors verts pour relier les parcs et à réduire la circulation dans les quartiers. »

Organisations: Ville de Saint-Léonard, Michel Bissonnet Union MontréalMichel Bissonnet, Infrastructure Canada RCM Université du Québec à Montréal Parti public de Montréal

Lieux géographiques: Saint-Léonard, Montréal, Garibaldi Secteur Loyola La Durantaye Saint-Michel Québec Anjou

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