Samuel n’aide pas ses parents. Il est bel et bien propriétaire de son entreprise, « Les gâteries de Sam ». À l’ouverture officielle, son kiosque n’est pas passé inaperçu. « Un client a demandé à mon frère, en parlant de moi : « C’est qui ce petit garçon? ». Il n’en revenait pas quand il a appris que j’étais le propriétaire de l’entreprise, à seulement 13 ans! », raconte le jeune résidant de Lavaltrie.
Au travail très jeune
Pour se lancer dans cette aventure, Samuel a investi ses économies des trois dernières années. « Je travaille depuis que j’ai neuf ans, explique-t-il. J’ai commencé par passer le balai dans une animalerie, avant de m’acquitter d’autres tâches comme promener les chiens. Des fois, le propriétaire me donnait cinq dollars par jour, ou me payait avec un lapin, des poissons, de la nourriture pour animaux… »
Par la suite, il a travaillé dans un magasin de jouets, et à 12 ans, les propriétaires d’une crèmerie l’ont embauché. « J’ai obtenu mon numéro d’assurance sociale et j’ai été payé au salaire minimum », dit-il.
Quelque temps plus tard, ses patrons ont commencé à jongler avec l’idée de vendre leur commerce. Pour blaguer, Samuel leur a apporté un chèque dans le but d’effectuer un dépôt. « Ils avaient bien ri! Je me suis alors demandé quel genre d’entreprise je pourrais lancer. Ma mère a pensé à un commerce de barbe à papa et de popcorn, une idée que j’ai décidé de suivre », poursuit-il.
Samuel a effectué des recherches sur Internet pour trouver ses équipements. Il a contacté un monsieur qui se spécialise dans la vente de ces appareils, et c’est à ce moment que l’aventure a débuté.
Seul maître à bord
Le jeune entrepreneur a bénéficié de l’aide de ses parents pour remplir les nombreux formulaires et autres documents nécessaires. « Ils m’ont montré comment le tout fonctionne, et maintenant, je me débrouille seul », précise-t-il.
Chaque samedi et dimanche, il se rend au Marché aux puces métropolitain de 10 h à 17 h avec son père, qui s’occupe d’un kiosque de décoration au même endroit.
Depuis un an, Samuel s’adonne à l’équitation, mais outre cette activité, tout son temps après l’école est consacré à sa compagnie. « J’ai toujours aimé davantage parler avec des adultes que des jeunes de mon âge. Après l’école, je n’avais pas grand-chose à faire, donc j’ai voulu commencer à travailler. J’adore la vente et parler aux clients. »
Plus tard, il ambitionne de devenir vétérinaire. « Mais on ne sait jamais où mon entreprise peut me mener, si les affaires vont bien », mentionne Samuel.
