Cette entreprise privée à vocation sociale et environnementale compte ouvrir trois stations dans l'Est, étendant ainsi sa toile d'araignée jusque dans Tétreaultville, où deux stations seront inaugurées ce printemps (Sherbrooke-Desmarteau et Sherbrooke-Baldwin), en plus d'un point de service à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (Rosemont-Lacordaire).
Anjou et Saint-Léonard attendrontPour leur part, les résidents des arrondissements d'Anjou et de Saint-Léonard qui n'ont pas de véhicule devront vraisemblablement prendre leur mal en patience avant qu'une station ne s'installe à deux pas de chez eux.
Ces dernières années, plusieurs tours résidentielles ont poussé devant les Galeries d'Anjou et d'autres sont en construction le long de la rue Jean-Talon Est, notamment à la hauteur des boulevards Viau et Lacordaire. Qu'à cela ne tienne, Communauto n'est pas prête à bouger, mais le vent pourrait changer de direction au printemps. En plus des trois stations mentionnées précédemment, d'autres pourraient en effet s'ajouter dans les semaines à venir.
Chez Communauto, on évalue que les conditions propices à l'arrivée de l'auto-partage à Saint-Léonard et à Anjou n'étaient pas au rendez-vous l'an dernier, quand l'entreprise a revu son plan de développement, précise Marco Viviani, directeur du développement et des relations publiques.
Le plan de développement fait à nouveau l'objet d'une réévaluation, comme c'est le cas chaque année, et on pourrait être fixé à la mi-avril sur l'ouverture de nouvelles stations. Communauto compte en ce moment 198 points de service et 650 véhicules à Montréal, Laval et Longueuil, en plus d'être présente à Gatineau, Sherbrooke et Québec, où ce service a été fondé en 1994, par Benoît Robert.
« On ne dit pas non à une éventuelle expansion du côté de Saint-Léonard et d'Anjou parce qu'il y a du potentiel, dit-il, mais la question en ce moment, c'est: "est-on capable de matérialiser ce potentiel en faisant la balance entre les dépenses et les revenus inhérents à une station d'auto-partage ?" » Quand il y a plusieurs stations dans un secteur, cela accroît, pour les abonnés, la possibilité d'emprunter un véhicule dans les périodes de pointe comme le week-end. Cependant, l'expérience passée a démontré qu'une seule station dans une zone donnée génère son lot de frustrations chez les gens qui n'arrivent pas à trouver de véhicule. Le fait que beaucoup de Léonardois et d'Angevins possèdent un véhicule a également contribué à freiner les ambitions de Communauto jusqu'à maintenant.
« La culture change et les gens modifient leurs habitudes, les conditions aussi évoluent, alors on verra prochainement s'il est possible de s'installer au niveau, par exemple, de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Lacordaire. Nous allons y arriver », relate M. Viviani.
