Harper gagne sa majorité

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Layton prend le Québec d'assaut

Le grand tsunami orange de Jack Layton a déferlé hier soir sur le Québec et a changé à jamais la politique du Canada.

En suite il a balayé le reste du Canada pour détruire le Parti libéral et faire élire un gouvernement conservateur majoritaire sous Stephen Harper.

Au Québec, c’était un quasi-incroyable 60 sièges de plus pour le parti de Layton; au Canada un total de 105 sièges. Jamais un parti NPD a fait aussi bien sur le plan électoral.

Jack Layton deviendra le chef de l’opposition officielle à Ottawa, un social démocrate pour la première fois dans l’histoire du Canada.

Jamais un chef NPD n’a eu autant de sièges à Ottawa.

Layton a remercié les Québécois et a ajouté qu’il est temps pour son parti de se battre pour les promesses faites durant la campagne.

Mais c’est sous l’ombrage du bleu très foncé de Stephen Harper qui a gagné la majorité qu’il recherchait depuis six ans.

Avec une majorité convaincante, et le contrôle complet du Sénat, Harper fera tout ce qu’il voulait faire. 

La déception est grande pour les libéraux. C’était une dégringolade épouvantable, la pire dans l’histoire du parti.

L’ancien comté de Paul Martin, LaSalle Ville-Émard, est passé aux mains d’un agronome du NPD qui a gagné la circonscription.

Pablo Rodriguez et Alexandra Mendes ont perdu leurs sièges mais Denis Coderre et Justin Trudeau ont réussi à conserver les leurs pour les libéraux sur l’île de Montréal.

Michael Ignatieff, battu dans son propre comté, a fait une bonne lutte devant un électorat peu intéressé à ce qu’il avait à dire.

On s’attend à ce que son parti l’obligera à démissionner bientôt.

C’est encore pire pour le Bloc québécois. 

Le Bloc n’aura même pas le statut de parti officiel au prochain parlement.

Le minimum pour être reconnu parti officiel est de 12 sièges.

Donc le Bloc n’aura pas le droit à poser des questions durant la période de questions, sauf lorsque les autres partis lui accorderont une permission. Le Bloc n’aura pas le droit non plus de siéger aux comités parlementaires.

Jamais dans leurs rêves les plus fous, les néo-démocrates auraient-ils osé croire que leur parti pouvait aller si loin et dépasser le cap des 100 sièges.

Un comté après l’autre est tombé dans leurs mains.

La campagne conservatrice au Québec était un désastre. Harper avait demandé aux Québécois de lui envoyer plus de conservateurs. Ils l’ont entendu, et lui ont envoyé cinq députés conservateurs de moins, y compris Lawrence Cannon qui a perdu dans Pontiac.

Larry Smith, la vedette anglophone de Stephen Harper dans Lac Saint-Louis dans l’Ouest de l’Île a mordu la poussière.

On s’imagine mal comment seulement trois bloquistes pourront fonctionner sans leur chef Gilles Duceppe. Il y aura une période profonde de réflexion pour le parti.

Duceppe a prononcé un discours à l’échelle de sa dignité. Il a félicité ses adversaires gagnants, accepté la défaite historique, et expliqué tout simplement «cette fois les Québécois ont voulu essayer quelque chose d’autre. »

Le tout premier député élu sous la bannière du Bloc en 1993 a même fait preuve d’une certaine grandeur : « Mes amis, la démocratie a parlé. Je respecte ce choix, j’en accepte la responsabilité... et je quitte. »

La foule devant lui a crié « non » mais c’était trop tard. La décision était prise. Ça sera aux plus jeunes du parti à prendre la relève.

La grande victoire de Layton est due en partie au fait que Layton savait tenir tête à Gilles Duceppe lors du débat en français des chefs. 

Layton avait bien passé à l’émission Tout le monde en parle.

Il y avait deux fois plus de militants lors d’un grand rallye à L’Olympia à Montréal que prévu.

Mais plus important de tout, Layton avait misé sur la bonne carte pour gagner l’appui des Québécois. Il avait choisi la santé comme la priorité No. 1 des Québécois. Sur ça, il avait bien raison.

Les néo-démocrates ont commencé à fêter de bonne heure lorsque les premiers résultats sont rentrés des Îles–de-la-Madeleine.

Le candidat du NPD, le notaire Philippe Toone avait facilement battu le maire de Paspébiac le bloquiste Daniel Côté.

On n’avait même pas commencé à compter les votes dans les circonscriptions québécoises, et Toone avait déjà 3000 votes.

Toone avait fait ses élections sans bureau d’élections, sans lignes téléphoniques, et bien qu’en 2004, lorsqu’il s’soit présenté pour le parti la première fois, il n’avait eu que 2 % des votes.

C’est le meilleur exemple de persévérance politique.

 

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