Harper ruine son moment de gloire

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Il nomme ses « losers » au Sénat

Le Premier ministre Stephen Harper semblait avoir fait de bons choix dans ses nominations au conseil des ministres, mercredi midi.

Mais pourquoi donc 20 minutes plus tard Harper a-t-il soudainement nommé trois de ses candidats battus au Sénat?

Il n’était pas sans savoir que cela provoquerait l’indignation et la colère et ruinerait la journée pour ses nouveaux ministre.

Voulait-il détourner l’attention de ses nominations ministérielles? Voulait-il leur voler la vedette?

Il a nommé au Sénat Josée Verner, défaite à Québec, Larry Smith, défait dans le « West Island » de Montréal et Fabian Manning, défait à Terre-Neuve. 

Ce n’est pas comme si les trois furent les seuls conservateurs au Canada.   Ce n’est pas comme s’il ne pouvait pas attendre quelques semaines ou quelques mois avant de les nommer.

L’assermentation ministérielle n’a fait les manchettes que pendant seulement quelques minutes mercredi après-midi.

L’instant où le bureau du PM a annoncé la nomination de trois « perdants » au Sénat, l’attention des médias s’est tourné vers les nominations au Sénat.

Les médias les ont vite surnommés les « losers » des élections.

C’est vite devenu la plus importante nouvelle aux bulletins de télévision toute l’après-midi, le soir est même le lendemain matin.

 

« Une atteinte à la démocratie », a déclaré le chef de l’opposition Jack Layton, plein d’indignation. « Harper veut montrer qu’il ne respecte pas le choix des électeurs. »

Le libéral Denis Coderre: « Radio-Canada a son Club des ex » et Harper a son « Club des rejets. »

Un autre libéral a dit : « Pourquoi un Sénat élu quand Harper peut nous donner un Sénat battu? »

Ralph Goodale, le plus ancien des libéraux : « Dans l’univers de Harper, si vous perdez vos élections, vous pouvez toujours entrer au parlement par la porte arrière. »

Avant de venir au pouvoir, Harper avait toujours prôné un Sénat élu.  Depuis qu’iol est PM, Harper a nommé 34 sénateurs non élus, plus qu’aucun autre premier ministre dans l’histoire du Canada.

Deux des nouveaux sénateurs, Larry Smith et Fabian Manning avaient démissionné du Sénat peu avant les élections du 2 mai pour se présenter comme candidats. Ils ont même repris les mêmes fauteuils qu’ils occupaient avant les élections.

Manning a dit lorsqu’il a quitté le Sénat le 28 mars pour se lancer dans les élections fédérales, que le travail de député est beaucoup plus important que celui d’un sénateur.

« J’avais le choix, Manning a-t-il dit. J’aurais pu rester au Sénat avec un mode de vie qui n’est pas nécessairement le mien. »

Apparemment 133 400 $ aide à se raviser.

Le groupe d’intérêt public « Democracy Watch » exige une enquête de la GRC à savoir si les nominations au Sénat avait été « pre-arrangées » au cas ou ils seraient battus aux élections, ce qui est défendu selon les clauses 119 et 124 de du Code criminel canadien.

Harper s’est défendu le mieux qu’il pouvait mercredi soir.  Ces sont trois Canadiens « exceptionnels » a-t-il dit. C’est pour cela qu’il les a nommés le même jour que ses ministres, la même heure aussi.

La première fois que Harper avait nommé Smith au Sénat le 10 mais 2010, le sénateur footballeur s’était plaint que son salaire de sénateur représentait une baisse « dramatique et catastrophique » sur ce qu’il gagnait comme président du club de football les Alouettes de Montréal.

Il a fait rire de lui. Pour la plupart des Canadiens qui travaille au salaire minimum, 133 400 $ par année n’est pas des pinottes.

Mais semblerait-il, pour Smith, ce montant n’était pas si « catastrophique »  cette deuxième fois. Il va s’habituer.

Quant à Josée Verner,  elle pourra toujours troquer son chandail des Nordiques pour un chandail des Sénateurs d’Ottawa, parmi les pires « losers » dans la LNH.

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