Évidemment tout comme vous, il n’y a pas de réponse facile ou évidente mais j’aime bien la nouvelle campagne « Pour un monde plus humain » (Site internet de la campagne ici) que deux jeunes créateurs du monde publicitaire viennent de lancer.
J’aime la fraîcheur de certaines de leurs « suggestions » telles « Rapporter un chariot d’épicerie après que quelqu’un l’ait utilisé » ou encore « Préparer des brownies au chocolat pour ses collègues de travail » et évidemment on nous encourage à dire bonjour aux voisins et à tenir la porte pour une personne âgée.
Cette campagne me semble un bon début de réponse à davantage de mieux vivre-ensemble. Je sais que certains prendront un rapide plaisir à qualifier cela de naïf ou de politiquement correct et mettront de l’avant des mesures beaucoup plus restrictives ou coercitives. L’un empêche-t-il l’autre? N’est-ce pas par des approches équilibrées que les réelles avancées se font?
Je crois beaucoup en la capacité de chaque personne de faire sa part pour que le « monde » tourne mieux. Le citoyen n’est pas quelqu’un de passif, démuni, sans moyen. Il faut interpeller ces moyens, demander à ce que chacun passe de la passivité à l’engagement, de l’attente à l’action.
Nous sommes capables de nous donner des objectifs collectifs comme réduire notre consommation d’eau de 10% en 10 ans et les dernières statistiques indiquent que nous sommes sur la bonne voie de réussir. Ne serions-nous pas capable de viser une augmentation de 20% de notre capacité globale de gentillesse et de courtoisie? Quel formidable défi ce serait!
On pourrait même demander au Journal de Montréal d’être le grand « arbitre » de tout cela. Après le palmarès des résultats dans les écoles, du temps d’attente aux urgences ou de la qualité de l’eau des piscines publiques, nous pourrions avoir le classement quotidien du nombre de gestes gentils posés par les citoyens montréalais, arrondissement par arrondissement! Le défi est lancé!
Cette chronique est la dernière que je rédigerai dans le Progrès de Saint-Léonard. Ce fut un immense plaisir et privilège que de venir partager avec vous mes opinions, le regard que je pose sur la vie en société, ma foi en la capacité des hommes et des femmes de bâtir continuellement un environnement meilleur. Merci à vous tous qui m’avez au fil de ces mois fait part de vos commentaires et réactions. Ce fut toujours apprécié.
La première chronique que j’ai signée remonte déjà au 6 avril 2009 et elle s’intitulait « Une urgence : rétablir la confiance ». Plus de deux ans et plus d’une centaine de chroniques plus tard, le temps me semblait venu de ranger ma plume pour laisser la parole à d’autres. La diversité des points de vue est aussi un des atouts d’une société démocratique et il faut en profiter. Déjà Mme Saint-Pierre, citoyenne léonardoise, a admirablement pris la relève une semaine sur deux et vous partage son point de vue de citoyenne avec brio.
Même si j’accroche ma plume, je reste profondément engagé à œuvrer au mieux-être des gens de Saint-Léonard. Cet arrondissement est appelé à un bel avenir en autant que collectivement nous sachions relever une série de défis. La barre est haute mais vraiment loin d’être inatteignable. On y arrivera ensemble. Au plaisir!
