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Corruption: Comment les candidats de Jeanne-Mance – Viger comptent-ils lutter contre?

Corruption: Comment les candidats de Jeanne-Mance – Viger comptent-ils lutter contre? (Photo : archives) Depositphotos

Corruption: Comment les candidats de Jeanne-Mance – Viger comptent-ils lutter contre? (Photo : archives)

Publié le 14 Août 2012
Publié le 14 Août 2012
Sujets :
Parti québécois , Coalition , Assemblée nationale , Québec

Chaque semaine, le Progrès Saint-Léonard posera une question aux candidats aux élections des cinq principales formations politiques ayant au moins un élu à l’Assemblée nationale (Parti québécois, Parti libéral du Québec, Québec Solidaire, Coalition avenir Québec et Option nationale). Cette semaine, le journal leur a demandé comment ils comptent lutter contre la corruption. Voici ce que les candidats de la circonscription de Jeanne-Mance – Viger avaient à répondre.

Marie-Chantal Locas, Québec solidaire

En mai dernier, Québec solidaire publiait un rapport dénonçant le financement sectoriel des partis politiques qui consiste à recevoir de l’argent de dirigeants et d’employés qui servent de prête-noms à une entreprise.

Le 31 juillet, Québec solidaire a également lancé un appel à tous les partis politiques pour la mise en place rapide de mesures concrètes visant à éradiquer le financement politique occulte. Cet appel est resté sans réponse.

Afin de lutter contre la corruption, nous proposons d’abaisser le plafond des dons individuels, d’augmenter la contribution publique au financement des partis et d’abaisser le plafond des dépenses électorales.

Nous voulons aussi exiger plus d’information sur les donateurs, notamment l’identité de l’employeur, et fournir davantage de ressources au Directeur général des élections pour qu’il soit en mesure d’effectuer un véritable travail de vérification, d’inspection et de recherche. Enfin, les sanctions doivent être plus sévères pour ceux qui contreviennent à la loi.

Nicolas Bonami, Parti québécois

Le Parti québécois est un précurseur dans la lutte à la corruption. C'est d'ailleurs le député péquiste Nicolas Girard qui a fait éclater au grand jour tout le scandale des garderies libérales.

Une fois arrivé au gouvernement, le Parti québécois s'engage à diminuer le maximum de contributions aux partis politiques à 100 $ par année. Ce montant est présentement à 1000 $. Cela rendra beaucoup plus difficiles les retours d'ascenseurs aux petits amis des partis. Nous nous engageons aussi à tenir des élections à date fixe pour empêcher la manipulation du calendrier électoral par le gouvernement. Puis, nous limiterons le nombre de mandats possibles du premier ministre et des élus municipaux.

Bref, toutes ces mesures constitueront un premier grand pas dans la bonne direction pour enrayer la corruption.

Filomena Rotiroti, Parti libéral du Québec

Le gouvernement libéral a pris les moyens nécessaires pour lutter contre la collusion et la corruption. Nous avons mis en place des mesures importantes, des mesures qu’aucun autre gouvernement avant nous n’avait instaurées.

Je pense notamment à l’Opération Marteau, à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et à la Commission Charbonneau sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction. C’est aussi le gouvernement libéral qui a fait adopter des lois concernant, entre autres, l’octroi des contrats municipaux, la mise en place d’un code d’éthique pour les élus de l’Assemblée nationale et la réforme des règles entourant le financement des partis politiques.

Nous envoyons un signal clair: c’est tolérance zéro en matière de corruption et de collusion. Nous sommes déterminés à faire le ménage et à aller au fond des choses. Je peux vous assurer que nous allons poursuivre notre travail en ce sens!

Jean-François Gagné, Coalition avenir Québec

Au cours des derniers mois, voir des dernières années, de nombreuses allégations de corruption et de collusion ont miné l’industrie de la construction, plusieurs municipalités et bien entendu, le gouvernement libéral.

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), a annoncé que la première loi que son gouvernement adoptera créera le poste de Commissaire à l’intégrité et révisera toutes les règles d’attribution des contrats publics.

Je crois que l’arrivée à la CAQ de Jacques Duscheneau, premier témoin vedette de la Commission Charbonneau qui a mis à jour plusieurs pratiques douteuses, est un signe que la CAQ veut réellement faire le ménage.

Nous mettons en place les mesures requises afin de contrer la corruption et la collusion tant dans les sphères gouvernementales et municipales que dans l’industrie de la construction et le financement des partis politiques.

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