Dans la lettre qui est adressée à M. Bissonnet, les syndiqués dénoncent « le fait que de nombreuses activités soient confiées à des compagnies et des sociétés telles SOGEP plutôt qu'aux employés cols bleus ».
Saint-Léonard a accordé, rappelle le syndicat, « un contrat faramineux de 32 M$ à la firme SOGEP pour la gestion des parcs, pavillons et terrains de tennis ».
Ils demandent d'ailleurs au Vérificateur général de la Ville de Montréal de se pencher sans délai sur la situation qui prévaut à Saint-Léonard.
« Il suffit de consulter le budget 2010 et les procès-verbaux du conseil d'arrondissement pour comprendre qu'à Saint-Léonard, l'administration en place n'a manifestement pas entendu parler du rapport du vérificateur général de la Ville de Montréal et des nombreuses enquêtes en cours, peut-on lire. Les appels d'offres se multiplient comme à l'habitude, alors que partout ailleurs à la Ville, un certain moratoire semble être appliqué, le temps de mettre en place une politique en matière de gestion des contrats, de transparence et d'éthique qui respectera les balises établies par le gouvernement du Québec (projet de loi 76). De plus, les nombreuses enquêtes en cours à la suite des informations quant à de possibles situations de collusion et de corruption touchant l'administration municipale dans l'octroi des contrats ne semblent pas préoccuper le moins du monde votre administration. »
Le syndicat affirme que des millions de dollars ont été attribués à l'externe à des firmes privées. Les syndiqués rappellent que les élus ont résolu, le 8 février, lors de la séance ordinaire du conseil, « de déléguer à l'arrondissement de Saint-Laurent le pouvoir de procéder à un appel d'offres et d'octroyer le contrat de fourniture de compteurs d'eau pour les institutions, commerces et industries de notre territoire ».
Dans la lettre, ils ajoutent que le recours à l'expertise interne est une marque de confiance envers les employés cols bleus et qu'il est temps de poser des gestes concrets pour reconnaître cette expertise.
Sur place, le Progrès Saint-Léonard a parlé avec des cols bleus, qui sont sans contrat de travail depuis septembre 2007. Ils disent que leur fierté de servir les Léonardois a été mise à rude épreuve depuis qu'ils ont subi, en 2004, des pertes de 15 % dans leurs conditions de travail.
Selon le syndicat, il est temps de couper dans d'autres postes budgétaires et non de sabrer encore dans les effectifs cols bleus.
« Nous sommes outrés de votre décision toute récente de mettre à pied la très grande majorité des cols bleus auxiliaires, dont plusieurs travaillaient à l'année sans bénéficier d'un minimum de droits, alors que vous augmentez le fardeau fiscal des citoyens et citoyennes de Saint-Léonard (…). »


