Plus de 25 camions de pompiers et 120 sapeurs ont été dépêchés sur place, peu après 16 h 30, pour combattre les flammes.
Une main criminelle ou des squatters pourraient être à l'origine de l'incendie, selon Denis Deschamp, chef des opérations au Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal.
Le feu aurait pris naissance au troisième étage de l’immeuble avant de se propager rapidement à l'ensemble de l'édifice de la rue Jarry. Au cours des derniers mois, le bâtiment placardé aurait flambé à au moins une autre reprise. Le temps de sécuriser les lieux pourrait avoir permis au brasier de prendre de l'expansion et de se propager.
Vendredi matin, le site n'était toujours pas sécurisé et permettait à n'importe qui de s'introduire dans l'édifice.
C’est la deuxième fois en l’espace de quelques mois que les édifices vacants et délabrés appartenant à Robert Sebag, surnommé par ses détracteurs le roi du taudis, sont la proie des flammes. Il posséderait plus de 26 immeubles totalisant 1200 logements.
Quant à Place Jarry, elle est fermée depuis deux ans pour cause d'insalubrité. Un projet de redéveloppement du site a été rejeté par l'administration du maire Michel Bissonnet, sous les recommandations du CCU de Saint-Léonard, le nouveau complexe de condos proposé étant jugé trop dense pour le voisinage.
Place Jarry: une main criminelle pourrait être à l'origine de l'incendie du 11 mars
Est-ce que le feu qui a ravagé Place Jarry, jeudi soir, permettra au complexe inhabité depuis deux ans d'être redéveloppé ?
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