Quelqu’un de mon entourage nous partageait cette phrase venue je ne sais d’où « Une fleur pour un vivant vaut mieux qu’une couronne pour un mort ». Je garde cette phrase en tête car elle me semble indiquer une voie à privilégier dans nos relations humaines.
Effectivement au moment du « grand départ », les signes d’amitié et d’affection affluent. Et ce fut abondamment le cas pour ma Maman. Mais pouvons-nous faire davantage? Certes les belles couronnes de mots et de témoignages sont importantes et apaisantes. Elles sont vraiment très appréciées. Mais qu’en est-il de « l’amont », des fleurs toutes simples pour les vivants?
Je me redisais qu’à l’occasion de Noël qui approche, cette bonne résolution d’offrir de telles « fleurs » prenait tout son sens. Et cela peut prendre tellement de formes. Pourquoi ne pas envoyer plein de cartes de Noël notamment aux gens que l’on a moins vus récemment?
Qu’elles soient en papier ou virtuelles, les cartes de Noël ne sont pas démodées. Loin de là. Elles sont un signe tout simple mais combien efficace de témoigner que l’Autre existe, que l’on a une pensée, une « fleur » pour lui. À une tante plus âgée, une ancienne voisine qui a déménagé, une bonne amie, écrivons sans gêne. Ce n’est pas seulement « après » qu’il faut fleurir nos relations. Ne nous privons pas de ces petits plaisirs. Pour nous et pour ceux qui les reçoivent.
Pensons aussi à des petits présents, des petites occasions tout simples. J’ai la chance depuis plus de 20 ans de recevoir pour Noel des biscuits-maison du plus vieux de mes filleuls. C’était une initiative de ma belle-sœur et depuis qu’il a deux ou trois ans, Maxime fait des biscuits pour son parrain et sa marraine. C’est une tradition qui est importante pour nous. Personnellement cela me touche beaucoup. Et toujours autant. J’aime cela que Maxime fasse du haut de ses six pieds 5 cinq pouces des biscuits pour son « mononcle ».
Alors comme il n’y a aucun mal à copier les bonnes idées, j’organise à mon tour, à chaque Noel, un grand atelier de fabrication de biscuits avec mes quatre enfants. Au-delà des fous rires et de l’immense difficulté à ne pas manger toute la pâte avant de les faire cuire, fabriquer ces biscuits (à partir de rouleaux achetés à l’épicerie, je vous le concède) est un des moments les plus agréables de la préparation vers Noël.
Mes enfants (et j’ai maintenant des ados et des pré-ados!) y prennent grand plaisir et ce sont eux qui, début novembre, rappellent qu’il ne faut surtout pas oublier de faire les biscuits. Et cela fait toujours autant plaisir aux parrains et marraines.
Bref passez le mot. Un petit coup de téléphone, une main qui caresse, un gentil mot prononcé, des biscuits, une visite-surprise, etc., faisons de ce temps de Noël un temps où l’on sème des milliers de fleurs pour tous ceux qui sont encore avec nous. Tout cela contribue tellement à un grand réchauffement climatique humain. Celui dont on a grand besoin.
Une fleur pour un vivant vaut mieux….
J’ai connu la semaine dernière un grand deuil. Comme toujours dans ces situations, ce fut l’occasion de se remémorer plein de souvenirs passés avec l’être cher et de reprendre contact avec les cousins, amis, voisins, connaissances venus lui rendre un dernier hommage. Ces évènements sont toujours d’intenses périodes de réflexion sur la vie, son sens, la valeur des liens, etc.
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