L’attente est parfois une période d’heureuse anticipation. Les enfants qui attendent Noël, qui comptent les jours, qui secouent et soupèsent leurs cadeaux afin d’en deviner le contenu ont besoin de ce temps d’attente. Même chose pour les futurs parents qui profitent du temps de la grossesse pour préparer évidemment la « logistique » mais aussi s’initier à ce grand et nouveau rôle. Sans ce temps d’attente, tout serait trop instantané, trop précipité.
Mais dans notre vie agitée, moderne et stressée, l’attente est souvent synonyme d’impatience et d’exaspération. À croire que l’on ne sait plus attendre, que l’on ne sait plus accepter une attente juste et honnête.
J’entendais, la semaine dernière, dans un Vox Pop cette dame qui disait que c’était épouvantable car la rue Sainte-Catherine n’était pas encore toute déneigée malgré le magasinage de Noël. Sauf que Madame, la neige était tombée la veille! Voudriez-vous que l’on installe une sorte de grand parapluie sur Montréal pour capter la neige AVANT qu’elle ne tombe?
Oui il faut évidemment que la ville soit déneigée mais faut-il vraiment vivre au rythme d’un gigantesque chronomètre qui imposerait son tic tac au-dessus de toute autre considération? La ville n’est pas un lieu de tournage de 24 HEURES CHRONO. Et évidemment comme société, on redira combien il est dommage qu’il y ait des accidents avec les déneigeurs. Il faut savoir faire des choix et comme le dit le dicton « Choisir c’est renoncer ».
Pourtant il y a des moyens de ne pas attendre indûment. Prenez le métro le 1er du mois et vous verrez ces longues files de gens attendant devant les machines pour recharger leur carte OPUS. Allô, la Terre? Saviez-vous que le 1er arrive encore ce mois-ci après le 31 (ou le 30) du mois précédent? Comme si c’était une surprise. Pourtant on peut recharger sa carte OPUS à partir du 21 en toute tranquillité et sans attente. Pourquoi est-ce que tant de gens se compliquent la vie et gâchent leur début de journée à faire quelque chose qu’ils auraient pu si facilement faire avant?
Et il y a évidemment les fameux pneus d’hiver. Y a-t-il une meilleure illustration du grand réflexe de Pavlov du Québécois moyen? Pas de neige, tout va bien. Il neige, je dois faire changer mes pneus d’hiver dans l’heure qui vient et là c’est la cohue dans les garages. Pourtant est-ce que novembre n’arrive pas après octobre chaque année? Et décembre après novembre?
Et puis, il y a le Boxing Day. Je l’avoue, j’ai beaucoup de difficultés avec le Boxing Day. D’abord on ne peut même plus attendre après Noël, voici que les grands magasins annoncent leurs spéciaux de Boxing Day avant Noël. Cherchez l’erreur! On aurait bientôt le Boxing Day d’après Halloween…..
Et puis, cela me déprime royalement de voir tous ces gens faire la file le lendemain de Noël pour aller magasiner. Est-ce que cela presse tant que cela? Les gens sont prêts à attendre VOLONTAIREMENT des heures pour profiter d’un rabais « imbattable » paraît-il mais maugréent que c’est long devant la caisse du Super C ou du bureau de poste. J’avoue que ce n’est pas ma définition d’une belle qualité de vie que de passer mon 26 décembre dans un centre d’achats.
L’attente. Tout petit, je dois être tombé dans la grande marmite de la patience car j’ai la chance d’en avoir une bonne dose. Ainsi immunisé, cela aide à passer au travers de nos journées sans trop souffrir. Et un petit conseil, ayez toujours de la bonne lecture avec vous. Vous ne vivrez plus jamais l’attente de la même façon.
Le temps de l’attente
On passe une partie de sa vie à attendre. L’attente prend différentes formes et a différentes finalités. L’attente est parfois une période bien nécessaire de préparation. Les Chrétiens le vivent à plein ces semaines-ci avec le temps de l’AVENT. Avec un rituel bien déterminé, chaque dimanche nous aide à être « prêts » pour la venue du Sauveur, à bien aménager sa maison spirituelle pour lui offrir un digne accueil. Sans ce temps d’attente, tout serait peut-être un peu bâclé, improvisé.
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