Personnellement la sagesse- ou plutôt était-ce le triste constat que je n’y arrivais pas- m’ont incité depuis plusieurs années à mettre de côté les résolutions du genre « perdre du poids » ou « jouer au badminton le jeudi soir ». La gourmandise reprenait toujours le dessus sur cette première résolution au caractère pourtant évident et me rendait coupable d’une certaine lâcheté. Et puis, j’ai parfois des réunions le jeudi soir. Encore une chance que je n’aie jamais fumé.
J’ai donc opté pour des cibles que l’on qualifierait d’atteignables et de réalistes à la mesure de ma volonté. Selon les années, je décide même de mener de front plus d’une résolution à la fois. Cela dépend du niveau d’ambition de mes objectifs annuels.
Il y a trois ans, j’ai décidé de toujours dire « bonjour » au conducteur/à la conductrice de l’autobus en y entrant et, en auto, de ne pas forcer la lumière jaune aux intersections. Dorénavant je freine plutôt que de peser sur l’accélérateur. J’avais aussi résolu de ne plus manger de nouilles chinoises crues à cause du sel mais j’ai vite abandonné ledit objectif. C’était trop me demander.
Une autre année, j’ai résolu de toujours prendre (en descendant) les escaliers « normaux » dans le métro, d’envoyer une carte de bonne fête à tous les membres de ma famille et de ma belle-famille au cours de l’année et de toujours mettre mes souliers sous la chaise dans notre chambre plutôt que de les laisser librement trôner dans le salon.
L’an dernier a été une année « faste ». J’ai résolu d’être toujours fidèle au camelot de l’Itinéraire au métro Cadillac, de toujours amener de la lecture avec moi pour développer une attitude zen devant l’attente, de nettoyer l’intérieur de la camionnette sur une base biannuelle et de toujours remettre le papier sur le fromage pour ne pas qu’il sèche.
Cette année, j’ai résolu de toujours marcher quand je dois aller du pavillon Wilfrid-Bastien à la rue Jean-Talon, d’aller au cinéma au moins une fois par mois avec ma conjointe et d’apprendre à faire des feux de camp pour ne pas me sentir idiot devant mes enfants au milieu des autres campeurs qui, eux, à l’évidence savent!
Rien de bien révolutionnaire dans tout cela et pourtant j’ai nettement amélioré mon score au chapitre des résolutions tenues. J’ai dépassé la note de passage. Et cela me plaît d’autant que j’essaie de cumuler les acquis d’une année à l’autre. Plus besoin de m’inventer des excuses alambiquées pour me justifier.
Certes vous me direz que je pourrais encore faire bien mieux. Je pourrais, par exemple, aussi décider de toujours prendre les escaliers « normaux » en montant. Possiblement mais je me dis cependant qu’il faut bien en laisser pour les autres années. Le siècle est encore jeune après tout! Et vous? Vos résolutions? Le score est-il bon?
Quel est l’état de vos résolutions?
Un mois s’est écoulé depuis le début de 2010. Un bizarre de début d’année où, à plusieurs égards, le Jour de l’An me semble bien loin. Au moment où l’on commence à recevoir ses T4 et autres papiers fiscaux, le temps est venu de faire le point sur ces grands engagements du 1er janvier, nos fameuses résolutions. Un mois plus tard : où en sommes-nous? Tenons-nous encore nos promesses ou faut-il s’avouer vaincus par le manque de volonté?
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