Situé au nord du boulevard des Grandes Prairies et à l’est du boulevard Viau, sous les pylônes électriques, le bassin, d’une superficie de 14 000 mètres carrés, possède un volume de 35 000 mètres cubes. Lors de pluies abondantes, l’eau s’y accumule avant d’être redirigée vers le système d’égouts.
« C’est un ouvrage de génie qui récupère les excédents d’eau. On y retient l’eau de façon temporaire, le temps que le réseau d’égout la draine.», explique Gilles Rainville, directeur de l’arrondissement.
Il existe deux types de bassin : ceux qui sont souterrains et ceux qui sont en surface. L’arrondissement a opté pour ce dernier afin de réduire les coûts de construction et d’entretien.
« Les coûts sont [réduits] de moitié. L’efficacité, quant à elle, est la même et on minimise l’entretien parce qu’on n’a pas besoin d’aller inspecter en sous-terrain », avance-t-il.
Cependant, la particularité du projet ne se situe pas dans la conception de l’« ouvrage de génie » mais plutôt dans son aménagement, estime M. Rainville.
« Quand on fait un bassin de rétention à l’extérieur, c’est-à-dire de surface, ce n’est pas toujours agréable pour les résidents. On a donc eu l’idée de l’aménager pour le rendre agréable, utile et y créer un microsystème. C’est ça la valeur ajoutée par rapport à un bassin conventionnel. »
Des plantes indigènes ont été plantées sur le site (125 arbustes et 500 graminées). Ce milieu naturel est apprécié les résidents et la faune. En effet, certaines espèces animales y ont élu domicile, notamment des canards, des faucons pèlerins et même, des renards.
Pour l’instant, cette cohabitation entre les humains et les bêtes sauvages ne semble pas poser problème. Au contraire, cette présence animale ravi les dirigeants de l’arrondissement.
« Les milieux naturels comme ça donnent une image positive de notre arrondissement qui est en compétition avec les banlieues. Les gens ont l’impression que Montréal est une ville de béton, d’asphalte et de nids-de-poule. À Saint-Léonard, on crée des milieux naturels qui correspondent à des critères de qualité de vie », affirme-t-il.
D’une pierre, deux coups
La création d’un bassin de rétention permet non seulement de désengorger le système d’égout, il réduit aussi les problèmes liés aux îlots de chaleur, fait valoir M. Rainville. On les retrouve généralement dans des secteurs où il y a une forte concentration de béton ou d’asphalte.
La construction du bassin de rétention du Domaine Chartier à coûté 1,8 M$, financé par l’arrondissement Saint-Léonard. Cet ouvrage de génie est situé au cœur du développement résidentiel Domaine Chartier, composé de près de 300 unités de logement.
Pour en savoir plus, on consulte le site Internet du Gala de reconnaissance en environnement et en développement durable de Montréal (http://www.cremtl.qc.ca/gala/).
On visionne également la capsule vidéo présentant le projet d’aménagement du bassin de rétention du Domaine Chartier (http://vimeo.com/22214461).
Pour en savoir plus:
Un bassin pour prévenir les refoulements d’égout : oui, mais…

