Il s’agit d’une première pour l’arrondissement Saint-Léonard.
« Le Regroupement des magasins-partage de l’île de Montréal a approché la Concertation Saint-Léonard afin qu’elle en tienne un pour la première fois. On va le tester à la rentrée scolaire et ça pourrait devenir une activité régulière », fait savoir M. Khiari.
Mais qu’est-ce qu’un magasin-partage ? Il s’agit d’une alternative au dépannage alimentaire, au même titre que les cuisines collectives et les épiceries communautaires.
« Il y a toujours eu des services d’urgence pour répondre aux besoins de la population et le magasin-partage en fait partie. On y retrouve des produits de premier choix où les gens ne paient qu’une fraction du prix », soutient-il.
On y trouve de la nourriture mais surtout des effets scolaires.
« Ça coûte cher d’équiper un enfant pour la rentrée. Ça représente un coup de pouce énorme pour les familles défavorisées », estime-t-il.
En plus de l’aide ponctuelle, le magasin-partage offre un suivi auprès des familles.
« Il s’agit d’une porte d’entrée dans le milieu communautaire. On va suivre les familles en leur offrant des activités et des ateliers de formation. Elles vont également découvrir les autres organismes communautaires de leur quartier et se créer un réseau d’entraide. C’est un bon moyen de les sortir de leur isolement.
« C’est aussi une façon de rendre leur rendre leur dignité », croit M. Khiari.
Pour cette première édition du magasin-partage, l’organisateur espère pouvoir venir en aide à 75 familles, et ainsi, rejoindre près de 125 enfants. Ceux-ci seront choisis en fonction de divers critères de sélection et seront, pour la plupart, référés par des organismes communautaires et des écoles du quartier.
Appel à la solidarité
Pour réaliser le projet de magasin-partage, M. Khiari fait appel à la solidarité des citoyens. Une partie des denrées est offerte par le Regroupement des magasins-partage de l’île de Montréal tandis que la balance doit être fournie par des commanditaires.
« Il faut une mobilisation des différents milieux, des banques, des centres locaux de services communautaires (CLSC), des commerces et des citoyens. On se prend d’avance pour l’organisation à cause de la logistique mais aussi pour avoir une idée des dons récoltés », conclut-il.
Pour en savoir plus, on contacte Daniel Duranleau de la Concertation Saint-Léonard au 514 323-1417.

