À l’image de sa dernière compétition d’envergure, le culturiste de 33 ans semblait étonné, mais ravi d’avoir remporté une autre couronne de champion du monde chez les professionnels associés à l’International drug free athletics (IFDA).
« Tout ce que je voulais, c’était de performer au maximum. Même si j’ai toujours l’intention de gagner, tu ne sais jamais qui va se présenter contre toi », dit-il.
Puisqu’il s’agit d’une compétition jugée, Lambert ne peut jamais se permettre de prendre ses adversaires à la légère. Comptant plus d’une décennie d’entraînement derrière la cravate, il savait très bien quelle approche préconiser afin de capter l’attention des juges.
« J’aime beaucoup développer mon côté artistique, précise-t-il. Je crois posséder une excellente routine, une bonne chorégraphie et je sais comment bien me présenter. »
Lambert a devancé quatre autres culturistes inscrits chez les pros pour obtenir un chèque de 750 $. Même si ce rendez-vous était de niveau international, la majorité des participants provenaient du Canada.
L’enseignant d’anglais de l'école Antoine-de-Saint-Exupéry devra maintenir sa forme resplendissante, car le 6 novembre, toujours à Toronto, il défendra son titre de champion Pro Universe.
À la Une
Le nom de Dickens Lambert circule de plus en plus. Avec ses récents titres, il a prouvé que le Québec n’a plus rien à envier à ses voisins. Le culturiste figure d’ailleurs sur la Une de la première parution du nouveau magazine ontarien IDFA, en compagnie de la Québécoise Isabelle Harnois.
D’après Lambert, ce duo illustré sur la page couverture d’un magazine ontarien semble étrange, mais c’est qu’il n’y a pas ce type de revue fitness au Québec. « On commence à laisser de la place aux Québécois. Et c’est gros!, s’exclame-t-il. Normalement, ces types de magazines sont monopolisés par les athlètes de l’Ouest canadien. C’est pour ça qu’on entend parler juste des autres. »
Avec une telle musculature et un taux de gras qui se situe entre 6 et 8 %, Dickens Lambert a le profil pour figurer sur n’importe quel magazine de fitness. Reste à voir si d’autres Québécois auront la chance et le succès pour emboîter le pas au cours des prochains mois.