(Photo : Daniel Marchand)
Splash dans Saint-Léonard
Des dizaines d'enfants se sont rafraîchi la mémoire sur les règles de sécurité pendant la baignade, le 4 juillet dernier, à la piscine Ladauversière. Au menu : jeux, baignade et quiz, le tout animé par les deux sauveteurs de la brigade Splash, Luca Asselin et Jean-François Dubé, qui parcourront le Québec durant tout l'été.
Ils étaient grelottants, enrobés dans leur serviette, mais fort intéressés. Devant l'image où des erreurs se sont glissées, chaque enfant, bien entassé autour de la table des sauveteurs, y allait de sa réplique personnelle. Une façon de rappeler aux petits baigneurs, comme aux grands, que plonger tête première dans la partie peu profonde, courir autour de la piscine ou ne pas avoir accès à une bouée de sauvetage pourrait être dangereux. Des règles connues, mais qu'il est toujours bon de se faire répéter lorsque la saison chaude se pointe à l'horizon.
« L'idée derrière tout ça, c'est de montrer que la sécurité, c'est une responsabilité partagée », indique Jean-François Dubé. Tant les usagers que les sauveteurs doivent ainsi être conscients des dangers et surtout, de leurs responsabilités. Par exemple, les baigneurs doivent s’informer sur les règlements à respecter: se doucher avant d'aller dans l'eau, coopérer avec les sauveteurs et aviser le personnel de toute situation douteuse ou dangereuse. La question de la sécurité nautique est d'autant plus importante que l'arrondissement de Saint-Léonard compte cinq piscines extérieures.
Cet été, en plus de s'arrêter dans 100 plans d'eau de la belle province, la brigade Splash formera 600 sauveteurs. C'est que cette initiative de la Société de sauvetage, en partenariat avec la Régie du bâtiment, permet aussi aux sauveteurs de se rappeler quelques règles du sauvetage. « Nous leur montrons, par exemple, comment fonctionne le défibrillateur ou comment faire des bandages en cas d'accident », affirme Jean-François Dubé.
Malgré le temps gris, les jeunes ont été invités à plonger. Dans une course, ils devaient ramener un mannequin vers le bord, « comme si c'était une véritable personne », comme l'a expliqué Luca devant les bambins excités. Une façon d'initier les baigneurs au sauvetage sportif, une discipline qui a vu le jour au Québec en 1979 et qui est née du besoin des sauveteurs de pratiquer. Aujourd'hui, c'est une discipline olympique en bonne et due forme et ses joueurs font fureur en Australie.
VOX POP
Pour Jonathan, 11 ans, l'expérience a porté ses fruits. « J'ai appris beaucoup de choses cet après-midi. Par exemple, je pensais que je devais attendre 15 minutes avant de me baigner, lorsque je mets de la crème solaire. Mais j'ai appris que c'était après 30 minutes, sinon, l'eau sera brouillée. »
Nous avons aussi parlé à son compagnon, Sylvio, au sortir de la piscine. Il venait tout juste de participer à la course où il devait sortir de l'eau un mannequin. « Même si c'était un effort, c'était beaucoup moins difficile que je l'aurais cru, a-t-il expliqué en anglais. J'ai beaucoup aimé mon expérience et je trouve ça important de bien connaître les règles de sécurité. »
ENCADRÉ:
Les piscines dans l'arrondissement
Piscine Ferland 6020, boul. Lavoisier
Piscine Garibaldi 7125, rue Lénart
Piscine Hébert 7655, rue Colbert
Piscine Ladauversière 7560, boul. Lacordaire
Piscine Pie-XII 5200, boul. Lavoisier