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Graine d’entrepreneur

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 10 septembre 2007 à 22:08
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Graine d’entrepreneur
Avec l'appui d'Audrey Fortier, agente de sensibilisation à l'entrepreneuriat jeunesse au CJE Viger/Jeanne-Mance, Julie Ear a pu participer au Camp entrepreneurial Desjardins des jeunes Montréalais. (Photo: gracieuseté)
Graine d’entrepreneur
Les 19, 20 et 21 août dernier, Julie Ear, une jeune résidente de Saint-Léonard, était au camp. Un véritable camp avec des dortoirs et des bivouacs autour d’un feu tient-elle à ajouté, à la différence près qu’elle y était pour faire pousser sa petite graine d’entrepreneur… au deuxième Camp entrepreneurial Desjardins des jeunes Montréalais.
Pendant son séjour, Julie et les 36 autres jeunes participants ont pu découvrir les rudiments de l’entrepreneuriat, et ce, en créant et en s’amusant. Toutes les activités proposées avaient pour objectif de développer la créativité, le sens des responsabilités, le leadership, la persévérance et l’esprit d’équipe. « J’ai vraiment été emballée par l’expérience parce qu’on a appris beaucoup et ça c’est fait dans le plaisir. Ce n’était pas du tout comme à l’école », raconte la jeune entrepreneure.

La première journée du camp a été l’occasion de repérer les forces de chacun et d’introduire la matière. La deuxième journée, qui s’est déroulée sous le thème de « survivre à l’entrepreneuriat », était consacrée à l’expérimentation de chacune des étapes menant à la réalisation d’une mini-entreprise. « C’est probablement la plus grosse journée du camp, puisque les jeunes sont évalués sur la viabilité de leur projet d’entreprise par un jury formé de gens du milieu des affaires », explique Audrey Fortier, agente de sensibilisation entrepreneuriat jeunesse au CJE Viger/Jeanne-Mance.

Selon elle, l’entrepreneuriat est trop souvent mis de côté à l’école et le camp est une bonne façon d'introduire les jeunes au sujet. « On ne le dit pas assez souvent aux jeunes que de créer son entreprise, ça peut aussi être un choix de carrière. Tu peux être coiffeuse, mais tu peux aussi avoir ton salon de coiffure », explique-t-elle.

Déjà intéressée par l'entrepreneuriat, le camp n'a pu qu'aider Julie Ear dans sa démarche. « Je savais que ça m'intéressait parce que je faisais déjà partie d'une coopérative jeunesse. Mais, j'ai découvert que le marketing et l'administration, j'aimais beaucoup ça. Je ne suis pas encore convaincue que c'est ce que je veux faire plus tard, mais ça pourrait arriver », estime-t-elle.
Un lien avec l'école
Après avoir mis beaucoup d'effort sur leur nouvelle mini-entreprise, les jeunes ont entièrement consacré la dernière journée du camp à trouver une idée de projet qui pourrait être réalisée dans leur école ou dans leur communauté. C'est une étape très importante dans le processus, selon Mme Fortier.
« Les valeurs entrepreneuriales sont aussi valables pour l'école et les jeunes apprennent à l'appliquer dans leur vie. S'ils décidaient de ne pas créer leurs propres entreprises plus tard, ils deviendraient tout de même des employés autonomes. C'est une bonne façon aussi de les inciter à s'impliquer dans leur milieu scolaire. »

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