C'est à l'aide de diapositive que Robert Lajoie expliquera ses voyages aux participants de la causerie qui aura lieu le 2 octobre prochain à 19 h 30 à la bibliothèque de Saint-Léonard. L'entrée est libre et gratuite.
(Photo: Éric Carrière)
Un Léonardois autour du monde
Le tour du monde, Robert Lajoie l'a fait plus d'une fois. De retour en terre léonardoise pour un an, il profite de ses temps libres pour transmettre ses connaissances et ses découvertes de ses derniers safaris en organisant des causeries… non sans penser à son prochain départ!
Effectivement, le 2 octobre prochain, Robert Lajoie présentera « Safaris mémorables », lors des causeries prévues à la programmation culturelle de l'arrondissement. Il fera découvrir l'univers des safaris africains aux participants à l'aide de ses mille et une diapositives prises majoritairement en Afrique et au Kenya.
Le goût de l'aventure, Robert Lajoie est pratiquement né avec. « Lorsque j'étais tout petit, j'habitais devant un terminus d'autobus à Québec. Je me demandais bien où ces autobus pouvaient aller comme ça. Un jour, j'ai cassé mon cochon et je me suis acheté un billet. Je me suis rendu jusqu'au bout de la ligne et je suis revenu. Ça m'a contenté pour un bout, mais le goût du voyage, ça toujours été en moi », raconte le grand voyageur en guise d'introduction.
Né de parents pauvres, Robert Lajoie se souvient avoir été l'un des seuls enfants dont le père n'avait pas de voiture sur la rue où il habitait. Ce qui, bien sûr, ne l'a jamais empêché de découvrir la ville. En fait, c'est plutôt à vélo et par les timbres qu'il a fait ces premiers voyages. « Dans ce temps-là, il n'y avait pas la télé, ni Internet. Alors, pour découvrir le monde, les gens collectionnaient les timbres. J'en avais plusieurs et on se les échangeait.»
Après avoir fait son cours classique et ses cours de latin et de grec anciens qui, contrairement à ce qu'il croyait au départ, lui ont servi, M. Lajoie a continué ses études en géographie à l'Université Laval. Déjà, il avait eu l'occasion de visiter New York et d'y voir, bien avant les Québécois, les premières télévisions. « Tout arrivait là en premier. Quand je suis revenue du voyage, j'avais raconté tout ça à mes amis qui ne me croyaient pas vraiment », se souvient-t-il.
Ce n'est qu'en 1965 qu'il fait son véritable premier voyage. Destination: l'Europe. Alors enseignant d'histoire et de géographie à l'école Antoine-de-Saint-Exupéry, il profite de son congé estival pour s'évader un peu. « J'ai pratiquement tout fait, s'exclame Robert Lajoie. Je suis même allé de l'autre côté du mur de Berlin et j'ai vu l'Afrique de loin. »
En 1967, il travaille pour l'Expo, ce qui lui permet d'amasser l'argent nécessaire pour partir une année supplémentaire en Europe, mais cette fois, il désire apprendre l'allemand. Par la suite, il fera son premier tour du monde en 1970, puis un autre en 1972. Entre les années 1980 et 2000, Robert Lajoie passe une année sur deux à l'extérieur du pays, parfois même deux années sur trois. Sa préférence: l'Asie.
Depuis cinq ans, il fait aussi des safaris. « C'est ma nouvelle passion! J'ai eu la chance de voir des choses que peu de gens ont vu. Des guépards, des éléphants, des léopards et même des lions. Il y a en même eu un qui est venu tellement près de notre voiture qu'il a uriné dessus pour marquer son territoire. Ce n'est pas très poli hein? » Mais, tout ça a un côté un peu négatif, selon M. Lajoie. « Quand tu voyages beaucoup, que tu es allé à peu près partout, tu ne rêves plus autant qu'avant. L'énervement du départ n'est plus aussi présent qu'au début », avoue-t-il.
« J'ai pris aussi plusieurs notes sur les différents animaux, ce qui me permettra de les présenter plus en profondeur », explique-t-il. @TB:Quelques trucs pratiques
Afin de passer un beau voyage, Robert Lajoie suggère de:
- Toujours s'assurer de respecter les limites de l'assurance maladie;
- Avoir une assurance voyage supplémentaire;
- Se faire vacciner et prendre les médicaments requis lorsque nécessaire;
- Ne jamais faire confiance trop rapidement;
- Ne pas voyager seul;
- En Afrique et en Asie, boire de l'eau embouteillée;
- Faire un peu de bénévolat lorsque possible;
- Faire au moins une fois les vendanges en Europe. Ça permet de faire un peu de sous et de rencontrer les gens de là-bas;
- Vivre chez l'habitant. On économise ainsi beaucoup de sous