Dès aujourd'hui, et ce, jusqu'au 23 septembre, Haïti vous ouvre ses portes dans le cadre du troisième Festival international du film haïtien de Montréal (FIFHM). Si certains films sont présentés au Cinéma ONF, l'événement devrait aussi attirer plusieurs cinéphiles à Saint-Léonard, puisque certaines représentations auront lieu au Centre Leonardo da Vinci.
Cette année, le FIFHM n'est plus seulement synonyme de cinéma: il relève un nouveau défi en abordant des thèmes cruciaux pour la société haïtienne et les pays du Sud. Il tentera aussi de sensibiliser le public au problème de l'esclavage contemporain en République dominicaine.
C'est le film
Les enfants du sucre qui ouvrira officiellement le Festival, le 19 septembre à 19 h, à la salle Mirella et Lino Saputo. Il sera projeté en première nord-américaine en présence de la réalisatrice Amy Serrano. Ce film traite de la réalité à laquelle sont confrontés les Haïtiens travaillant dans l'industrie de la canne à sucre – les Bateys – en République dominicaine et aborde plus spécifiquement la vie des enfants.
Ce documentaire, que l'on qualifie de « film dérangeant », a d'ailleurs suscité de vives réactions de la part des autorités dominicaines.
Le Chauffeur, un film entièrement tourné en Haïti, sera aussi présenté en première mondiale, en présence de Jean-Claude Bourjolly.
Cette année, trois prix seront décernés lors de la cérémonie de clôture, soit le prix du meilleur long-métrage de fiction, le prix du meilleur long-métrage documentaire et le prix du meilleur court-métrage. Le jury est composé de Sacha Parisot, réalisateur, Claude Lévesque, diplômé en communications, et Ralph Boncy, animateur et critique de cinéma.
Pour ses trois ans, le FIFHM offre aux cinéphiles un forfait passeport donnant accès à tous les films de la programmation, à l'exception de la soirée d'ouverture, au coût de 40 $. Pour la programmation complète:
www.festivalfilmhaitien.com.