Depuis sa création en 1957, la Caisse populaire Desjardins de Saint-Léonard a toujours été très engagée dans le milieu communautaire.
(Photo: Daniel Marchand)
Cinquante ans de vie, 50 ans d'engagement communautaire!
La Caisse populaire Desjardins célèbre cette année ses 50 ans. Cinquante années de vie, mais aussi 50 années d'engagement communautaire. D'ailleurs, contrairement aux autres, celle de Saint-Léonard-de-Port-Maurice a été mise sur pied en 1957 par un groupe de citoyens qui formaient à cette époque le premier groupe de coopérants du secteur, ceux de la coopérative d'habitation.
« La plupart du temps, c'était le curé qui fondait une caisse. Ici, ce sont vraiment les coopérants qui ont pris en charge le projet. Par contre, la Coop d'habitation n'était pas un bloc d'appartements comme c'est le cas aujourd'hui. C'était plutôt un rassemblement de paroissiens qui se mettaient ensemble pour acheter des bungalows. Alors, eux ont fondé la caisse et nous, on les aidait pour l'achat de leurs maisons. C'était vraiment un échange de bons services », affirme le directeur général de la Caisse populaire de Saint-Léonard, Marcel Nadeau.
Avec les années, la caisse a pris des forces et s'est vraiment établie en tant qu'institution financière. Et d'aussi loin que M. Nadeau se souvienne, l'engagement communautaire a toujours fait partie de sa vision d'affaires. « Au départ, on n'avait pas énormément d'argent, alors on donnait de notre temps. Maintenant qu'on a plus d'argent, on offre aussi beaucoup de commandites et de soutien financier », ajoute-t-il.
D'ailleurs, du temps, il en a et en investit toujours beaucoup: 15 %, parfois même 20 % de son temps de travail. « Même que mon fils, lorsqu'il était plus jeune, m'a écrit dans une carte d'anniversaire qu'il souhaitait me voir un peu plus souvent! Avec les réunions, les différents C.A, je dois consacrer deux à trois soirs par semaine, en plus des activités les fins de semaine et les réunions durant la journée. C'est beaucoup de temps, mais c'est tellement gratifiant de voir tout ce qu'on peut apporter à la communauté », confie M. Nadeau.
Réalisations
Depuis quelques années, la Caisse populaire s'est doté d'un Fonds d'aide au milieu ce qui lui permet, comme le dit le directeur général, d'éviter de faire du « saupoudrage ». « Avant, on aidait souvent les organismes en leur donnant des petits montants. Un 200 $ par ici ou un 100 $ par là. Maintenant, le fonds nous donne la possibilité d'offrir des montants substantiels allant de 5000 $ jusqu'a 15 000 $ et qui permet à des groupes de démarrer de plus gros projets », explique-t-il.
Parmis les projets dont M. Nadeau est le plus fier se trouve, entre autres, la Maison des jeunes Le Zénith, le Café étudiant à l'école Antoine-de-Saint-Exupéry, la CREC Saint-Léonard et l'orchestre symphonique. Un projet afin de contrer le décrochage scolaire devrait aussi voir le jour bientôt. « On a la possibilité de participer à des projets plus structurants. Ce qui m'intéresse, c'est que les projets perdurent. Un peu comme l'histoire du poisson. On peut donner à manger à quelqu'un qui a faim, mais on peut aussi lui montrer à pêcher! »
(Photo: Daniel Marchand)