Une campagne électorale, quelle campagne?
Bien sûr, quelques pancartes décorent les poteaux métalliques de l'arrondissement. Mais autrement, l'odeur d'élection est-elle vraiment perceptible à Saint-Léonard?
Déclenchée officiellement le 8 août, la campagne électorale dont le point culminant sera la désignation, le 21 septembre, du successeur de Frank Zampino à la mairie d'arrondissement tarde à décoller.
Depuis plusieurs semaines, l'identité du candidat d'Union Montréal, l'actuel député provincial de Jeanne-Mance–Viger, Michel Bissonnet, est connue. À la mi-août, on apprenait que, pour la première fois, le parti Projet Montréal, présentera un candidat dans l'arrondissement, en l'occurrence Livio Di Celmo. Au moment de sa nomination, M. Di Celmo prenait des vacances en Italie.
Pendant ce temps, Vision Montréal et son nouveau chef, Benoît Labonté, se laissaient désirer, ne dévoilant l'identité de leur candidate que le 27 août, soit deux jours avant la date limite de dépôt des candidatures. Au moment de mettre sous presse, il était encore impossible pour les Léonardois de mettre un visage sur le nom de Mélina Maiorano, vu l'absence de pancartes.
Manque de vigueur
Un candidat en Italie à un mois des élections et une autre qui se lance dans la course avec quelque 25 jours à faire, la course à la succession de M. Zampino manque de vigueur.
« D'après moi, ça devrait commencer de façon plus active à compter de maintenant, étant donné que tous les candidats sont connus », croit Michel Bissonnet. Celui-ci rencontre les citoyens depuis le début du mois d'août.
Pour sa part, Mme Maiorano amorcera sa campagne dans les prochains jours, si ce n'est pas déjà fait. Toutefois, elle n'avait pas encore de plan précis à annoncer le 28 août, ne serait-ce qu'elle visitera les citoyens dans les parcs de Saint-Léonard.
Quant à M. Di Celmo, le Progrès n'a pas réussi à le rejoindre pour connaître son emploi du temps.