Mario Dumont est venu préparer le terrain en vue d'une élection provinciale partielle qui a de fortes chances de se tenir d'ici quelques semaines.
(Photo: Éric Carrière)
Mario Dumont prépare le terrain
Dans Saint-Léonard, tous les paliers de gouvernement sont en campagne électorale, à l'exception du provincial. Cela n'a pas empêché le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, de préparer le terrain, le 2 septembre dernier, alors qu'il était de passage pour manifester son appui à son candidat, Luigi Verreli.
« Je crois que l'ADQ prône des valeurs qui rejoignent les gens de Saint-Léonard. La famille est très importante dans le quartier, par exemple », explique M. Dumont.
Le chef adéquiste a affirmé s'être déplacé tout simplement pour épauler Luigi Verrelli dans le cadre de son souper de financement, qui a réuni quelque 250 sympathisants. Toutefois, il est évident que le chef adéquiste venait jeter les bases en vue d'une élection partielle imminente.
En fait, les Léonardois devront s'habituer aux pancartes électorales, car si Michel Bissonnet est élu à la mairie, il quittera son poste de député provincial de Jeanne-Mance–Viger, ce qui déclenchera une course à sa succession.
« M. Bissonnet jouit d'une excellente réputation en politique. Il est aimé de tous », relate l'attachée de presse de Mario Dumont, Stéphanie Desforges, concédant que les chances sont grandes de voir une élection partielle être mise en branle quelques semaines après la désignation du nouveau maire de Saint-Léonard, le 21 septembre prochain.
Dans un tel cas, Luigi Verrelli serait le candidat adéquiste dans Jeanne-Mance–Viger. Investi de ce rôle le 13 mars dernier, l'entrepreneur en construction s'est lancé en politique après avoir été convaincu par Mario Dumont. « Je regarde la période de questions de l'assemble nationale parfois et M. Dumont a attiré mon attention par ses interventions. Je l'admire », rapporte M. Verrelli dans un français laborieux.
Reste à savoir si Mario Dumont aura le même pouvoir d'attraction sur le reste de la circonscription, un château fort libéral. Le chef adéquiste est conscient de l'état de la situation, mais n'exclut pas que l'ADQ puisse faire sa percée montréalaise dans Jeanne-Mance–Viger, ce parti n'ayant aucun représentant élu dans la métropole.
(Photo: Éric Carrière)