Le resto Q2, du 4460, rue Jean-Talon, qui devait cesser ses opérations vendredi dernier à la suite d’une injonction, était ouvert durant le week-end. (Photo: Éric Carrière)
Une injonction sonne la fin de la récréation au resto Q2
Les citoyens des rues Daudet, Sillery, Nogent et Jean-Talon, dans l’ouest de l’arrondissement de Saint-Léonard, pourront retrouver la quiétude qui prévalait dans leur secteur avant l’ouverture du resto Q2, en juin dernier. Cet établissement situé au 4460, rue Jean-Talon, qui ciblait les 14-17 ans et opérait sans permis, devra fermer ses portes à la suite d’une injonction obtenue vendredi dernier par la Ville de Montréal.
Même si l’injonction prenait effet sur-le-champ et que les trois tenanciers de l’endroit ont été prévenus par huissier, le Q2 a accueilli sa clientèle habituelle le week-end dernier, comme nous l’ont confirmé les policiers du poste 42, les propriétaires s’exposant ainsi à une amende entre 5000 et 50 000 $ et à des poursuites pour outrage au tribunal.
« Nos policiers sont allés avertir les propriétaires vendredi et samedi soir, parce qu’ils ne respectaient pas l’injonction, mais ils ont répondu que c’était leur dernière fin de semaine d’opération et qu’ils iraient ailleurs par la suite. Mais le fait d’avoir ouvert le week-end dernier devient un outrage au tribunal et des accusations pourraient être déposées », révèle le nouveau commandant du poste 42, Sylvain Arsenault, dans une entrevue au Progrès Saint-Léonard.
Selon M. Arsenault, ces hommes d’affaires avaient déjà dû fermer pareil commerce à Montréal-Nord et dans la ville de Montréal-Est « parce que ça attirait beaucoup de problèmes et des incivilités ».
« On s’attend à ce que les citoyens retrouvent la quiétude, mais nous allons continuer à surveiller le secteur, précise M. Arsenault. Nous exhortons les gens à nous signaler tout incident ou situation problématique. De cette façon, nous pouvons être plus efficaces, car s’ils vont à l’hôtel de ville, ça retarde les démarches et les procédures », dit-il.
Parmi la quinzaine de citoyens présents au conseil d’arrondissement du 3 novembre, certains dénonçaient la lenteur des autorités à agir dans ce dossier, eux qui disaient craindre que la situation ne dégénère.
Selon le commandant Arsenault, jusqu’à 200 à 300 jeunes prenaient part aux soirées du Q2, dont plusieurs qui traînaient autour du commerce. « Les gens ont le droit de se plaindre et on savait qu’il y avait des jeunes sur place, mais il fallait constituer un dossier. Nous avons fait de la visibilité policière en attendant de régler le dossier. Mais ça a pris relativement peu de temps à mon avis », résume M. Arsenault.