Randy Chevrier vit de beaux moments avec les Stampeders de Calgary.(Photo: Martin Alarie)
« C'est un sentiment incroyable de remporter la coupe Grey à Montréal »
- Randy Chevrier, spécialiste des longues remises des Stampeders
Le spécialiste des longues remises et joueur de ligne défensive des Stampeders de Calgary, Randy Chevrier, flotte sur un nuage depuis le 23 novembre. En effet, le Léonardois d'origine savoure sa deuxième conquête de la coupe Grey en carrière.
« C'est spécial d'avoir remporté le championnat dans ma ville natale. C'était incroyable de jouer un match de la coupe Grey à Montréal », a expliqué Randy Chevrier. Au cours de la rencontre, il a joué un rôle effacé en effectuant les longues remises pour les bottés de placement et de dégagement.
« Nous avons bien travaillé sur les unités spéciales, a-t-il raconté. En fin de match, lorsque nous avons plaqué Larry Taylor rapidement, nous savions que nous étions en bonne posture pour le gagner. »
Au cours des célébrations, il a eu une petite pensée pour l'entraîneur Danny Maciocia. « C'est lui qui m'a initié au football, alors que j'avais 17 ans. À ce moment là, je ne savais pas ce que je faisais, mais aujourd'hui, je le remercie. »
En parlant de Maciocia et des Eskimos d'Edmonton, Randy Chevrier connaît très bien le sentiment qui habite les joueurs et les partisans des Alouettes de Montréal depuis quelques jours. « À ma première participation à la finale de la coupe Grey, je jouais avec les Eskimos et nous avions perdu la finale devant nos partisans contre les Alouettes. Ce n'est vraiment pas un bon feeling. En plus, j'avais vu la parade à Montréal. »
Depuis son retour à Calgary, Chevrier et ses coéquipiers des Stampeders sont sollicités de toutes parts. « Il y a eu un gros party dans le centre-ville pour célébrer notre victoire, a-t-il raconté. Quand tu gagnes, il y a une atmosphère euphorique qui règne dans la ville. »
De plus, il est passé au stade pour ramasser ses effets personnels. « Quand tu viens de remporter la coupe Grey, même vider ton vestiaire prend une signification particulière. Tu es animé par un sentiment bizarre, car tu te rends compte que tout est terminé et que tout le monde quitte la ville pour l'hiver. »
D'ailleurs, le Léonardois se plaît bien à Calgary. Il lui reste un contrat d'un an et d'une année d'option avec les Stampeders. « Je me sens bien dans cette petite ville et je souhaite y demeurer longtemps », a-t-il mentionné.
Contrairement à plusieurs de ses coéquipiers, Chevrier n'a pas de blessures à soigner au cours des prochaines semaines. « Je m'entraîne beaucoup mieux qu'au début de ma carrière, a-t-il avoué. Je crois que je suis au sommet de mon art tant physiquement que mentalement. »
Il aimerait encore jouer au football pendant cinq ou six ans. « J'ai tellement aimé voir mon fils Luke (2 ans) venir sur le terrain après les matchs que je veux que mon deuxième enfant, qui est sur le point de naître, vive la même expérience. Ils sont une source de motivation », a-t-il souligné.
Tranquillement mais sûrement, le spécialiste des longues remises prépare son après-carrière. Avec un ancien joueur des Stampeders, il anime une émission de radio à la station The Fan 960 AM à Calgary. « J'aimerais travailler dans les médias à la fin de ma carrière, admet le joueur des Stampeders. Outre mon émission de radio, je pourrais aussi être agent hypothécaire et professeur. »
La LNF: les portes se referment
Au début de sa carrière, Randy Chevrier a effectué des essais dans la Ligue nationale de football (LNF) avec les Jaguars de Jacksonville, les Cowboys de Dallas et les Bengals de Cincinnati en 2001. L'année suivante, il est retourné avec les Bengals avant d'être envoyé dans la LNF Europe avec les Dragons de Barcelone.
Puis, avant la saison 2004, il a tenté sa chance avec les Jets de New York, mais il n'a pas réussi à décrocher de contrat. « Je suis content d'avoir essayé la LNF, mais les portes de ce circuit se sont refermées devant moi », admet-il.
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