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Progrès Saint-Léonard
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Mandat de grève générale à la Résidence Navarro

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 10 décembre 2008 à 15:45
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Mandat de grève générale à la Résidence Navarro
Les 155 syndiqués de la Résidence Navarro de Saint-Léonard ont voté dans une proportion de 93 % en faveur de la grève générale illimitée, laquelle pourrait être déclenchée à tout moment.
La Résidence Navarro, située à deux pas du boulevard Métropolitain, à la hauteur de Lacordaire, est un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et une résidence pour personnes âgées.

Dans un communiqué, le syndiqué – composé presque exclusivement de femmes – dénonce que les négociations soient rompues depuis plusieurs mois.

Jeff Begley, vice-président de la FSSS-CSN, indique que le mandat de grève générale à exercer au même jugé opportun par les syndiqués, est un message clair à l'employeur l'exhortant à négocier pour ratifier une nouvelle convention collective, la précédente étant échue depuis 17 mois. Selon lui, les syndiqués en ont gros sur le cœur et ont déposé un nombre impressionnant de griefs depuis quelques mois..

Ces dernières semaines, la Commission des relations du travail (CRT) avait enjoint les parties à déposer une offre bonifiée devant le conciliateur. « Les négociations étaient complètement bloquées depuis juin dernier. Or, dans sa nouvelle offre, l'employeur, loin de la bonifier, y a plutôt ajouté quatre nouvelles demandes ayant notamment trait à la liberté syndicale », poursuit M. Begley.

La direction de la Résidence Navarro propose un contrat de travail d'une durée de cinq ans, assorti d'augmentations salariales fluctuant de 1,5 à 2 % par année (2008 à 2013). Il a bonifié la dernière année de convention de 0,5 % et, dénonce le syndicat, l’employeur n’a alloué qu’un pour cent d’augmentation au cours des trois dernières années.
Rémunération largement inférieure
Le syndicat, qui regroupe des préposés aux bénéficiaires, des employés affectés à la cuisine, à la salle à manger, à l'entretien, à la réception et à la buanderie, ainsi que des infirmières auxiliaires, souligne que la rémunération offerte à la Résidence Navarro est « largement inférieure à celle payée dans le secteur public, puisqu’elle varie de 9,16 $ à 9,86 $ l’heure, à quelques exceptions près. »
« Ils sont payés en deçà du taux moyen observé chez les autres syndiqués du secteur privé de la fédération exerçant le même travail et ils n'ont pas de contrat de travail depuis 17 mois. Dans sa proposition, l'employeur n'a montré aucune préoccupation en ce qui concerne la surcharge de travail, qui a un impact direct sur les services offerts aux résidents », poursuit M. Begley.

Le 27 octobre dernier, la CRT avait ordonné à la direction de la Résidence Navarro de se conformer immédiatement à une série de mesures visant à ce que cessent l'entrave et les représailles pour activités syndicales à l'endroit du syndicat.

Soulignons qu’il a été impossible, en deux tentatives, de parler au porte-parole du Groupe MaxEra, propriétaire de la Résidence Navarro

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