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Progrès Saint-Léonard
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Place Jarry: le futur acquéreur devra refaire ses devoirs

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 11 décembre 2008 à 9:00
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Place Jarry: le futur acquéreur devra refaire ses devoirs
Est-ce que le redéveloppement de la Place Jarry, déclarée insalubre et vacante depuis janvier dernier, sera compromis après le rejet d’une demande de modification de zonage faite par le promoteur qui souhaitait y construire sept tours comptant de quatre à dix étages ? (Photo: Éric Carrière)
Place Jarry: le futur acquéreur devra refaire ses devoirs
L’acquéreur de la Place Jarry, le Groupe MaxEra-Zamora, qui souhaitait démolir les trois bâtiments existants pour y construire sept édifices comptant de quatre à dix étages, devra refaire ses devoirs.
Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, l’administration Bissonnet a rejeté sa demande de modification de zonage, à la recommandation du comité consultatif d’urbanisme de l’arrondissement de Saint-Léonard, ce secteur permettant des structures comptant un maximum de quatre étages.
Redéveloppement compromis ?
Est-ce que cette fin de non-recevoir des élus compromettra le redéveloppement de la Place Jarry, déclarée insalubre et vacante depuis janvier dernier ?
Toujours est-il que le promoteur, qui a mandaté l’architecte John Palumbo pour concevoir le nouveau complexe d’habitation, devra étudier la question sous l’angle de la rentabilité. Celle-ci pourrait être mise en péril, une fois la densité réduite afin de se conformer au zonage autorisé, ce qui pourrait forcer l’annulation du projet.

« La densité proposée était trop élevée, explique Mario Duchesne, directeur délégué – Aménagement urbain et services aux entreprises de l’arronssidement de Saint-Léonard. Le promoteur doit se questionner, parce que ce secteur est zoné pour quatre étages. Nous n’avons jamais dérogé au plan d’urbanisme depuis qu’il a été adopté et intégré à celui de la Ville de Montréal. »

Lors de discussions préliminaires, le promoteur avait déjà consenti à réduire la taille de son projet, faisant passer les deux édifices projetés sur la rue Jarry de huit à quatre étages, puis deux édifices projetés sur la rue Malouin de huit à six étages. Dans une lettre datée du 10 novembre, l’architecte écrivait d’ailleurs à M. Duchesne: « Suite aux discussions avec vous, nous avons réduit la densité et la hauteur de quatre immeubles projetés et nous sommes confiants que le projet vous conviendra. »

En entrevue téléphonique, M. Palumbo a déclaré qu’il allait s’asseoir sous peu avec le président du Groupe MaxEra-Zamora, Johnny Migliara. « Je dois consulter mon client, mais on trouvait que le compromis fait avant de présenter officiellement le projet était bon », a-t-il indiqué.

Dans le sommaire décisionnel dont le Progrès Saint-Léonard a obtenu copie, on précise que le promoteur, après la démolition des bâtiments existants (une résidence unifamiliale et deux résidences multifamiliales), souhaitait construire, en collaboration avec la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), sept bâtiments de quatre à dix étages, comportant 378 logements en copropriété avec stationnements intérieur et extérieur.

Il s’agissait d’un projet intégré avec sous-sol commun et rues privées, réalisé dans le cadre du programme Accès Condos. La SHDM n’a pas retourné nos appels.

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