Des besoins grandissants… pour des ressources limitées
Outre un camp de jour d’une durée de deux semaines durant l’été offert par le Service de répit Emergo, un camp de jour estival de l’Association des troubles envahissants du développement de Montréal, des camps dont les parents doivent assumer les coûts, et un répit offert par l’organisme Une heure pour moi, qui ne réussit pas toujours à répondre aux besoins malgré toute leur bonne volonté, les Archambault-Voyer bénéficient de peu d’aide. Et, bien que les aidants naturels aient parfois besoin d’un moment de répit, les organismes qui essaient tant bien que mal de leur venir en aide ont, eux aussi, des besoins bien précis.
Si certains arrivent à s’autofinancer, d’autres, souvent plus petits, arrivent à peine à faire leur travail. « Avec deux intervenants et demi, on ne peut pas aider autant de gens qu’on le voudrait. Le service est minime! Lorsque l’on parle d’offrir un répit à un aidant naturel, on ne parle pas d’un week-end, ni même d’une journée. On ne peut offrir que quelques heures », explique la directrice générale de l’organisme Répit ressource de l’est de Montréal, Hélène Paradis.
Ayant reçu des demandes venant d’aussi loin que de Saint-Hyacinthe pour offrir à un aidant naturel un petit moment de répit, Mme Paradis est confrontée chaque jour à la détresse des gens. « On sent que les gens sont démunis, mais on ne peut pas y répondre. En plus, puisque nous sommes reconnus en tant qu'organisme travaillant en santé mentale, dès que nous débordons de cette catégorie, nous pouvons nous faire retirer certaines de nos subventions », ajoute la directrice.
Depuis environ 15 ans, rien n’a vraiment changé au niveau des finances de l’organisme: le gouvernement offre 1.4 % d’augmentation annuellement, point final. « Le gouvernement compte beaucoup sur les familles, comme quoi, les parents offriront tous les soins à leurs enfants, ou encore, à leurs propres parents. Mais, ce n’est pas toujours évident pour eux », mentionne Mme Paradis.
Autofinancement
Pour le service de répit Emergo, la situation est bien différente. Bien que les instances gouvernementales lui accordent également des subventions selon les budgets disponibles, Emergo mène une campagne annuelle de financement. « De ce côté-là, ça va bien quand même. Notre comité d’honneur travaille très fort afin de trouver de bonnes sources de financement, parce que plus on a de sous, plus on peut aider d’enfants », souligne Valérie Leblanc, superviseure de programmes pour l’organisme.
Ainsi, grâce à différents dons, Emergo a pu faire l’acquisition d’une mini-fourgonnette, d’une piscine et d’un trampoline, ce qui aurait été impossible avec pour seul revenu, les subventions. « Au fond, on se donne nous-mêmes les moyens d’y arriver », mentionne Mme Leblanc.