Portrait réaliste
En plus des organismes présents lors de l'atelier organisé par le Regroupement interculturel de Saint-Léonard, quelques personnes ont profité de l'occasion pour faire connaître les réalités de leur culture.
Tout d’abord, Lassaâd Ben Hassine, du BADR, a souligné quelques faits saillants sur la communauté maghrébine. « En 2001, le nombre d’immigrants maghrébins s’élevait à 39 685 et n’a cessé d’augmenter depuis. Comparativement à la population québécoise où le taux de chômage se situe à environ 8 %, le taux de chômage au sein de notre communauté s’élève à 24 %. Les maghrébins désirent s’intégrer, tout en gardant leur identité », souligne-t-il.
Bien que les communautés culturelles immigrantes aient été mise de l'avant, le Regroupement interculturel a cru bon intégrer une partie sur l'histoire des Québécois. Le travail est revenu à Florent Leathead qui, pour sa part, a permis aux participants de faire un voyage dans le temps. Résident de Saint-Léonard depuis 35 ans, il a connu l’ancienne ville agricole, alors qu’il n’y avait pas plus d’une centaine de familles pour y habiter. « Dans ce temps-là, les rues n’étaient même pas asphaltées. Il y avait juste la rue Jarry qui s’appelait la Montée Saint-Léonard », raconte-t-il. Pour lui et pour les gens de l’époque, la Révolution tranquille a été marquée par l’arrivée des Italiens et des « immigrés de la ville » anglophones venus des endroits plus populeux. « Lacordaire, c'était un mur entre les résidents et les Italiens. Aujourd'hui, je me dis que j'aurais aimé avoir ce contact-là avec les anglophones, étant plus jeune », avoue M. Leathead.