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Fermier de famille recherché

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 3 avril 2007 à 16:23
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Fermier de famille recherché
Même s'ils ne résident pas à proximité d'une ferme, les Montréalais peuvent avoir accès, durant tout l'été, à des produits agricoles cultivés localement, grâce au réseau d'Agriculture soutenue par la communauté d'Équiterre. (Photo: gracieuseté)
Fermier de famille recherché
Chaque année, à cette période, plus de 8000 familles québécoises partent à la recherche de leur fermier de famille, dans l'une ou l'autre des 99 fermes certifiées biologiques au Québec. Les Montréalais ne font pas exception. Bien qu'ils ne résident pas à proximité d'une ferme, ceux-ci peuvent aussi avoir accès, durant tout l'été, à des produits agricoles cultivés localement, grâce au réseau d'Agriculture soutenue par la communauté d'Équiterre.
Près de 34 fermes desservent la région de Montréal. Celles-ci proposent aux Montréalais des paniers de légumes, de fruits et de viandes biologiques, qui leur sont livrés dans 85 points de chute dans la métropole.

« Ce réseau est le plus important du genre au monde », affirme Isabelle Joncas , chargée de projet en ASC à Équiterre.

Concrètement, « l'initiative contribue à la stabilité des fermes dans le contexte actuel de la crise des revenus agricoles, car 100 % du dollar versé par le citoyen revient au fermier », peut-on lire dans le communiqué de presse. De plus, dans une étude réalisée en 2006, Équiterre a démontré que la formule ASC permet de créer trois fois plus d'emplois que l'agriculture traditionnelle, puisque pour chaque dollar de revenus, 0,45 $ sont consacrés au paiement des salaires alors qu'en moyenne, au Québec, cette proportion équivaut à 0,12 $.

Résident de l'est de Montréal, Sébastien Templier a adopté, il y a deux ans, la formule d'Agriculture soutenue par la communauté. « Je trouve cette formule super avantageuse, dit-il. Nous avons la chance d'avoir des produits frais, qui viennent directement de la ferme et qui, en plus, sont de qualité. Le prix est également très raisonnable et en général, les paniers sont très bien fournis. »

Chaque panier biologique contiendrait, en moyenne, six à 12 fruits et légumes différents par semaine, tels que des aubergines, des radis, des tomates, des pommes de terre, des haricots, des concombres et des carottes. Du côté des fruits, on retrouve principalement des fraises, des framboises, des cerises de terre et des melons. « Ce qu'on a dans notre panier varie souvent selon les conditions climatiques. Règle générale, nous avons suffisamment ce qu'il faut pour la semaine », affirme M. Templier.

Acheter ses fruits et légumes directement de la ferme contribue par ailleurs à préserver l'environnement. D'abord, la formule réduit l'emballage au maximum. Aussi, pour transporter les aliments du lieu de production aux consommateurs, les camions parcourent environ 150 kilomètres, alors qu'ils en parcourent entre 2400 et 4000 pour un panier d'épicerie « standard ».

Trois fermes desservent l'est de Montréal: Logi-Bio, Au Bonheur des prés et Le Crépuscule. Les points de chute sont situés à Anjou, Pointe-aux-Trembles, Tétreaultville et Montréal-Nord.

Des rencontres d'information se tiendront jusqu'à la mi-mai pour les gens intéressés. Il est également possible d'obtenir davantage d'informations en contactant Équiterre au 514 522-2000 ou en se rendant sur le site www.equiterre.org

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