Lia D'abate, résidente de Saint-Léonard, sera de l'Expo-science internationale à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, du 13 au 19 mai prochain.
(Photo: Daniel Marchand)
Direction Nouveau-Mexique pour Lia D'abate
Elle remporte la première place de l'Expo-science régional Bell
La relation entre les cellules souches mésenchymateuses et l'athérosclérose n'a presque plus de secrets pour Lia D'abate, résidente de Saint-Léonard et étudiante en quatrième secondaire à l'école Sacré-Cœur de Montréal, depuis qu'elle a gagné l'Expo-science régional Bell. C'est d'ailleurs ce projet qui la mènera à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, pour l'« Intel International Science and Engineering Fair », qui aura lieu du 13 au 19 mai.
À l'écouter parler, le projet est très simple, plusieurs années d'expérience lui ont permis de développer cette capacité de simplifier l'information!: il suffit de placer les cellules souches dans différents milieux et sous différentes conditions pour voir de quelle façon elles réagissent. Mais, en réalité, c'est beaucoup plus complexe que ça. « Il s'agit de l'extension d'un projet de Juliette Trapeaux, étudiante à la maîtrise. En soumettant les cellulaires aux facteurs de progression de l'athérosclérose, par exemple, au stress, au cholestérol ou encore au dextrose, nous pouvons voir s'il y a une transformation. Si c'est le cas, ça pourrait jouer un rôle dans la réparation des tissus endommagés du cœur », explique l'étudiante.
Rappelons que lors de l'Expo-science régionale anglophone (Bell Montréal Regional Science and Technology Fair), Lia D'abate s'est classée devant 272 élèves du secondaire et cégep en remportant plusieurs prix: « Bell Canada Best Overall Project Award », « Dawson College Peer Judging Award », « Gold Medal Intermediate », « Intel International Science & Engineering Fair Award », « Laval University Scholarship » et « McGill University - Faculty of Science Awards ».
Une chance extraordinaire
La science, Lia D'abate a toujours aimé ça, mais jamais elle n'aurait un jour pensé avoir la chance de faire ses recherches dans un vrai laboratoire. C'est à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) qu'elle a amorcé sa carrière de chercheuse comme stagiaire, il y a environ deux ans, pour ensuite solliciter le Dr Jean-Claude Tardif, directeur des recherches à l'Institut de cardiologie de Montréal.
« Je l'ai contacté au cours de l'été pour lui demander s'il m'accepterait comme stagiaire. J'étais vraiment très excitée lorsqu'il m'a dit oui! C'est grâce à lui si je suis ici aujourd'hui, souligne l'étudiante. Je me considère très chanceuse de travailler aussi sous la supervision du Dr Éric Rhéaume et de Juliette Trapeau. Ils m'ont beaucoup appris. »
Dès son arrivée au sein de l'équipe de recherche de l'ICM, Lia D'abate a tout de suite été séduite par l'aspect multidisciplinaire de l'institution. À un point tel qu'elle ne savait plus dans quel domaine elle allait démarrer sa recherche. « Juliette m'a parlé de son projet et j'ai décidé de continuer avec elle dans le domaine du cœur », explique-t-elle.
Entre les activités parascolaires, le piano et le ballet, Lia D'abate trouve toujours le temps d'aller au laboratoire. En fait, son travail de recherche implique beaucoup de manipulations. « Je peux facilement rester deux à trois heures de suite, deux à trois fois par semaine. Lorsqu'arrive le temps du marquage des cellules, on peut passer encore plus de temps au labo », mentionne-t-elle. Malgré tout, l'amour du sujet reste sa motivation première.
Quant à la prochaine compétition, aux États-Unis, Lia tente de ne pas trop y penser. « Oh mon Dieu! Je m'attends tellement à rien! Il y aura 1500 finalistes de 47 pays et tous meilleurs les uns que les autres. À ce stade-là, la compétition est très forte. Je prends ça comme de l'expérience de plus, c'est tout », confie l'étudiante.