Zuleyma Lopez est responsable du nouveau projet de l'Accueil aux immigrants de l'est de Montréal, « Vivre sans violence ».
(Photo: Daniel Marchand)
Vivre sans violence, c'est possible
Un nouveau projet de l'AIEM
Dans le cadre du Contrat de ville, l'Accueil aux immigrants de l'est de Montréal (AEIM) a reçu une subvention pour son nouveau projet, « Vivre sans violence ». Bien qu'il s'apparente au projet « Sûres d'elles », qui n'existe plus aujourd'hui, la responsable, Zuleyma Lopez, croit que ce nouveau programme aura une mission plus tournée vers la communauté immigrante de l'arrondissement.
« Ce n'est pas la suite de "Sûres d'elles", spécifie Mme Lopez. Les volets ont changé un peu et on veut vraiment travailler auprès des femmes immigrantes et leurs familles. » En fait, l'organisme vise la prévention et la sensibilisation sur la violence familiale et conjugale chez les femmes immigrantes par une intervention individuelle de première ligne adaptée, ainsi que des séances d’information.
Dans un premier temps, des services de renseignement, d'orientation et de d'accompagnement seront disponibles et par la suite, des séances d'information sur différents sujets, tels les cycles de la violence ou encore, les lois concernant la protection de la femme et de la famille, seront organisées. « Il devrait en avoir au moins quatre et on espère rejoindre le plus de gens possible », souligne Mme Lopez.
Un grand besoin
Pour plusieurs immigrants ou nouveaux arrivants, l'AEIM est une porte d'entrée dans la société québécoise. « Il n'est pas toujours évident de trouver l'aide dont on a besoin lors de notre arrivée dans un nouveau pays. Le stress et les habitudes culturelles peuvent être à la base de différentes situations de violence et nous devons prendre le temps d'expliquer aux personnes nouvellement arrivées qu'ici, la violence n'a pas sa place », ajoute la responsable du projet.
Elle souligne par contre que la violence est universelle et qu'il en existe ailleurs, mais comme l'organisme a pour objectif d'aider les communautés immigrantes, le projet est vraiment adapté pour eux.
« Vivre sans violence » est en marche depuis le 2 avril, mais se mettra véritablement en place au cours de l'année. « Les femmes immigrantes ou leur famille peuvent se présenter à nos bureaux, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 », mentionne Mme Lopez.