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Un imam traverse le pays à pied afin de protester contre la violence

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 23:00
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CALGARY - Une étape à la fois, un kilomètre après l'autre, un imam de Calgary découvre le Canada sous un jour différent dans le cadre d'une marche contre la violence.
Syed Soharwardy, âgé de 52, a entrepris son périple il y a six semaines, le 20 avril, à Halifax. M. Soharwardy espère arriver sur la colline du parlement le 1er juillet, jour de la fête du Canada, et faire une pause à l'occasion des célébrations. Il entend reprendre sa marche le jour suivant.
Le fondateur du Conseil suprême islamique du Canada et de l'organisation des Musulmans contre le terrorisme a décidé d'entreprendre cette marche afin de protester contre toutes les formes de violence, incluant la violence faite aux enfants et la violence familiale, le terrorisme, les gangs de rue, l'intimidation et la violence envers les personnes âgées.
M. Soharwardy affirme avoir observé tout au long de son périple le bon côté des Canadiens en ce qui concerne la tolérance et l'acceptation des autres.
Né et élevé à Karachi, au Pakistan, M. Soharwardy ne mâche pas ses mots lorsqu'il est question de terrorisme et de violence de quelque type que ce soit. Depuis longtemps, il fait également partie de groupes interconfessionnels partageant son point de vue sur toutes les formes d'agression.
"Mon pire cauchemar avant de commencer était le Québec parce que je ne connais pas le français, a-t-il dit. J'avais au sujet des francophones cette idée voulant qu'ils ne parlent pas l'anglais", a-t-il affirmé lors d'un entretien téléphonique accordé à La Presse Canadienne, alors qu'il approchait de Sault Ste. Marie, en Ontario.
"Mais j'ai reçu plus d'amour au Québec que n'importe où ailleurs. J'ai dit à ma femme: 'Si Dieu me donne un peu d'argent, je vais acheter une maison au Québec'.
"Ils n'étaient pas capables de parler anglais et je ne pouvais pas parler français, mais ils ont fait en sorte que je me sente bien grâce à leur langage corporel et leurs poignées de mains."
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