Le candidat libéral dans la circonscription montréalaise de Papineau, Justin Trudeau, dit qu'il sent la présence de son père. LA PRESSE CANADIENNE/ Ryan Remiorz
MONTREAL - Le candidat libéral dans la circonscription montréalaise de Papineau, Justin Trudeau, dit qu'il sent la présence de son père.
"Tous les jours, tous les jours", a-t-il dit en souriant. "Chaque fois que je sens que je fais une différence pour le mieux dans le monde, cela me rapproche de ce pourquoi mon père se battait."
Justin Trudeau, qui a grandi au 24, promenade Sussex alors que son père menait le pays, veut arracher la circonscription ouvrière de Papineau des mains du Bloc québécois, lequel l'avait gagnée en défaisant le ministre libéral des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, en 2006.
Le père de Justin Trudeau, élu premier ministre du Canada pour la première fois en 1968, est connu pour le rapatriement de la Constitution, la Charte canadienne des droits et libertés et pour sa bataille victorieuse contre les souverainistes lors du référendum de 1980.
Encore aujourd'hui, le nom de Pierre Elliot Trudeau irrite les nationalistes du Québec et Justin Trudeau s'attire les foudres des détracteurs, dont certains le qualifient de poids léger.
Cependant, celui qui a gagné en notoriété grâce à l'éloge funèbre qu'il a prononcé lors des funérailles de son père en 2000 affirme que cela ne le dérange nullement.
"Écoutez, je ne vais pas m'arrêter pour démontrer la profondeur de mes connaissances à propos de ceci, de cela ou de l'autre chose parce que c'est peine perdue", a dit Justin Trudeau, qui était un professeur et un travailleur communautaire.
"Ce qu'on fait c'est du travail de terrain, on se lie avec les gens, on mérite leurs votes une poignée de main à la fois, une conversation à la fois."
Selon Justin Trudeau, dont la nomination en tant que candidat libéral a été contestée et qui travaille dans Papineau depuis les 18 derniers mois, c'est cela qui décidera des résultats dans cette circonscription le 14 octobre.
"Je n'ai pas à impressionner qui que ce soit, sauf les gens ici."
Mais contrairement au Parti libéral en 1968, Justin Trudeau n'a pas un chef charismatique. Il ne pense cependant pas que le manque d'étincelles chez Stéphane Dion soit un problème.
"Visiblement, il n'a pas l'éclair et le charisme que les gens ont toujours dit qu'ils aimeraient voir chez un leader, a-t-il dit avant d'ajouter que les électeurs parlent donc plutôt "de son intégrité, son intelligence et de sa vision du monde profonde et respectueuse."
Selon Justin Trudeau, Stéphane Dion est un homme non seulement prêt à être élu premier ministre du Canada, mais aussi parfait pour occuper ce poste.
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