TORONTO - Une étude clinique canadienne démontre que l'aprotinine, un médicament anti-hémorragies de la firme Bayer utilisé pendant les chirurgies cardiaques, augmente le risque de décès par rapport à d'autres produits moins coûteux.
D'après les résultats de l'étude, publiés mercredi dans le New England Journal of Medecine, le risque de décès chez les patients ayant reçu de l'aprotinine est 53 pour cent plus élevé que ceux à qui on a administré d'autres anti-hémorragies, comme des acides transexamiques ou aminocaproïques.
L'étude clinique, dirigée par des chercheurs de l'Institut de recherche en santé d'Ottawa, a été interrompu l'automne dernier lorsque le risque de décès pour les patients ayant reçu de l'aprotinine est devenu évident.
Dans la foulée, Bayer a annoncé qu'il retirait de la vente au niveau mondial le médicament, commercialisé sous le nom de Trasylol.
L'un des éditorialistes du New England Journal of Medecine pense que c'est là la fin de l'aprotinine, mais Bayer souhaite examiner dans le détail les résultats de l'étude clinique avant de se prononcer sur l'avenir de son médicament.
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