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Quatre millions de Canadiens sont sans médecin de famille

Presse Canadienne Article mis en ligne le 18 juin 2008 à 0:00
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Quatre millions de Canadiens sont sans médecin de famille
Deborah et Phil Sellars n'ont pas de médecin de famille. LA PRESSE CANADIENNE/Viktor Pivovarov
TORONTO - Plus de quatre millions de Canadiens âgés de 12 ans et plus n'ont pas de médecin de famille, soit parce qu'ils ne parviennent pas à s'en trouver un, ou qu'ils n'en ont pas cherché, révèle Statistique Canada dans un rapport rendu public mercredi.
L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, menée en 2007 auprès de 65 000 personnes, montre que chez ceux qui ne disposent pas d'un médecin régulier, 1,7 million ont tenté, sans succès, d'être acceptés comme patients réguliers, tandis que 2,4 millions de personnes n'ont même pas essayé.
Mais environ 78 pour cent des Canadiens sans médecin régulier ont déclaré avoir un endroit où ils s'adressent habituellement s'ils sont malades, s'ils ont besoin de passer des examens ou d'obtenir des prescriptions.
De ces quelque 3,3 millions de personnes, 64 pour cent se sont rendues dans une clinique avec ou sans rendez-vous, 12 pour cent au service d'urgence d'un hôpital, et environ 10 pour cent dans un centre de santé communautaire. Les 14 pour cent restants ont utilisé d'autres types d'établissements ou de services de soins de santé (par exemple une clinique externe, une ligne d'information téléphonique sur la santé ou un cabinet de médecin).
Le type d'établissement auquel s'adressent les gens variait d'une région à l'autre du pays, note Sylvain Tremblay, responsable de projet pour l'enquête annuelle. En Ontario et dans la plupart des provinces de l'Ouest, les répondants ont choisi une clinique.
Mais en allant vers l'est du pays, surtout au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador, on s'aperçoit que les personnes n'ayant pas de médecin régulier ont fréquenté davantage des centres de santé communautaire. Dans le cas du Québec, cela reflète la disponibilité de ce type de centres, appelés CLSC (Centre local de services communautaires), mentionne l'agence fédérale de statistique.
Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse, près du quart des personnes n'ayant pas de médecin régulier se sont adressées à l'urgence d'un hôpital.
Selon la docteure Ruth Wilson, présidente du Collège des médecins de famille du Canada, le nombre d'omnipraticiens commence à s'améliorer au pays, à mesure qu'un plus grand nombre de diplômés des facultés de médecine optent maintenant pour une spécialité en médecine généraliste, par rapport à la décennie précédente.
Mais elle reconnaît que plusieurs Canadiens sont toujours forcés d'avoir recours aux cliniques sans rendez-vous et aux urgences d'hôpitaux pour avoir accès à des soins. Cela peut s'avérer particulièrement problématique pour les personnes atteintes de maux chroniques, comme le diabète ou l'hypertension artérielle, qui ont besoin d'un suivi continu, dit-elle.
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