Sylvie Dalpé réagit au plan d'action de la Ville
Salubrité des logements
Le 27 novembre dernier, le responsable de l'habitation au comité exécutif de la Ville de Montréal, Cosmo Maciocia, annonçait la mise en œuvre du plan d'action pour l'amélioration de la salubrité des logements. Un plan d'action que Sylvie Dalpé, coordonnatrice du comité logement Action dignité, considère seulement comme « un petit pas dans la bonne direction ».
« Je suis bien contente que la Ville ait débloqué une équipe spécialisée et un montant d'argent pour commencer l'inspection des logements insalubres. Disons que c'est un début. Par contre, il n'est pas question de rénovation et cela ne redonnera pas les logements aux locataires », affirme-t-elle.
À la Ville, on considère que le plan d'action est un message clair lancé aux propriétaires délinquants. « Notre administration veut en finir avec les logements insalubres et les propriétaires visés par cette opération vont devoir comprendre qu'ils ont tout intérêt à procéder aux travaux requis sans délai. L'application du règlement sera faite de façon rigoureuse et soutenue avec les pénalités et amendes qui sont prévues à ce règlement », affirme M. Maciocia.
Une équipe de huit personnes, composée d'un inspecteur général, quatre inspecteurs en bâtiment, un officier de liaison et deux agents de bureau, est entrée en fonction à la fin d'octobre et a réalisé ses premières inspections dans 200 logements. À la Place Jarry, le travail a été effectué à 75 %.
Les propriétaires des immeubles visités par les inspecteurs se sont vu remettre un grand nombre d'avis et si les travaux correctifs exigés ne sont pas réalisés dans les délais requis, ils recevront des constats d'infraction accompagnés d'amendes prévues au règlement. S'ils contestent ces amendes, c'est devant la cour municipale qu'ils devront s'expliquer et ce sera au juge de rendre les décisions finales. « Si le propriétaire intimé se refuse toujours à exécuter les correctifs, le Règlement sur la salubrité et l'entretien des logements nous donne le pouvoir d'exécuter les travaux à sa place et à ses frais », explique M. Maciocia.
Pour Sylvie Dalpé, les résultats de cette démarche entreprise par la Ville ne seront visibles que dans plusieurs mois. « Il y a tellement de choses à réparer que ce ne sera pas avant un an qu'on verra si des propriétaires comme M. Seabag, le propriétaire de la Place Jarry, ont accepté de faire les réparations. En tout cas, au moins Montréal s'est décidé à prendre position », conclut la coordonnatrice d'Action dignité.
« Au moins Montréal s'est décidé à prendre position »
- Sylvie Dalpé, coordonnatrice au comité logement Action dignité