En mémoire de ces femmes violentées…
Le 6 décembre 1989, le tireur fou, Marc Lépine, faisait irruption dans l'École Polytechnique et tuait 14 femmes. Dix-huit plus tard, une vingtaine de femmes se sont réunies au pavillon Wilfrid-Bastien afin de prendre part à une rencontre d’information et de réflexion sur la violence conjugale et familiale.
C'est le Carrefour des femmes qui a tenu à organiser cette activité dans le cadre de la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. « Quoiqu'on en dise, la violence conjugale existe encore. On pense souvent que la violence se limite aux actes physiques, mais c'est beaucoup plus que ça », explique Diane Rioux, intervenante au carrefour.
Selon Diane Gemme, agente sociocommunautaire au poste de quartier 42, en 2005, plus de 17 000 appels concernant des cas de violence conjugale ont été logés au 911, et ce, seulement sur le territoire de l'île de Montréal. « Dans ma carrière, j'ai rencontré beaucoup de gens vivant de la violence et peu importe la durée de la relation, de la violence, c'est de la violence. Il faut la dénoncer », explique Mme Gemme.
Lors de cette rencontre d'information, Claudia Diaz, représentante du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), a aussi expliqué la prise en charge de la personne violentée et les services de suivi qui lui sont offerts. Finalement, Daphné Casimir, représentante d'une maison d’hébergement pour femmes immigrantes victimes de violence conjugale, a raconté la vie en centre d'hébergement.
Après une minute de silence, les femmes présentes ont reçu une chandelle et ont été invitées à la faire brûler sur le bord de la fenêtre le soir du 6 décembre en mémoire des femmes victimes de violence.