Nathalie Persico a présenté les résultats de l'étude « Comprendre la petite enfance » à des intervenants du milieu scolaire, institutionnel et communautaire.
(Photo: Daniel Marchand)
Les enfants de Saint-Léonard sont-ils prêts pour l'école?
C'est la grande question que s'est posée Nathalie Persico, coordonnatrice du projet « Comprendre la petite enfance », et son équipe. Cette recherche, en cours dans 21 régions canadiennes, a aussi été effectuée dans six écoles primaires de Saint-Léonard et selon les résultats recueillis, les enfants du secteur ne présentent pas de problématiques alarmantes.
« Au fond, on s'est demandé si les jeunes étaient prêts à faire leur entrée dans le monde scolaire. Bien souvent, la maternelle influence tout le parcours scolaire de l'enfant. Si cela s'est mal passé, l'enfant risque de ne pas aimer l'école », explique Mme Persico.
En tout, 60 % des élèves de Saint-Léonard fréquentant la maternelle ont été évalués selon les cinq composantes de la maturité scolaire, soit la santé physique et le bien-être, la compétence sociale, la maturité affective, le langage et les aptitudes cognitives, ainsi que la communication et les connaissances générales. « Il faut souligner toutefois que les résultats obtenus par les enfants ne remettent pas en question la qualité de l'environnement éducatif fourni par les écoles visées, mais témoignent des caractéristiques des enfants qui les fréquentent », souligne Mme Persico.
Afin de dresser un portrait plus précis, les écoles participantes ont été divisées en deux groupes: le groupe 11, qui comprend les écoles Alphonse-Pesant, La Dauversière, Lambert-Closse et Wilfrid-Bastien, et le groupe 12, composé des écoles Gabrielle-Roy et Pie-XII. « On a séparé les écoles selon trois critères: l'indice de défavorisation, la pluriethnicité et le lieu où elles se situent », explique la coordonnatrice.
Quelques faits saillants de cette étude: les enfants des écoles de Saint-Léonard obtiennent des résultats au-dessus de la moyenne de la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPI) pour toutes les composantes de la maturité scolaire, mais ont une fragilité à la composante de la maturité affective. Le pourcentage d'enfants jugés en difficulté dans l'arrondissement est également moins élevé que la moyenne obtenue par la commission scolaire. « Les enfants des écoles du secteur obtiennent en général de très bons résultats. Par contre, en regardant les sous-composantes, certains semblent être moins bien préparés à l'école quant aux composantes du langage et de la communication. Le pourcentage d'enfants de cette catégorie est tout de même élevé, même s'ils ne sont pas sous la moyenne de la CSPI. Nous suggérons donc aux intervenants de se questionner sur ce qui peut être mis en place pour améliorer la préparation scolaire des enfants à ce niveau », explique Caroline Turcotte, adjointe à la coordonnatrice.
Présents lors de la présentation des résultats de cette étude, les membres de la table de concertation en petite enfance de l'arrondissement compte bien reprendre ces statistiques pour bâtir de nouveaux projets et créer des outils afin d'aider les jeunes enfants de Saint-Léonard à mieux intégrer le monde scolaire.
(Photo: Daniel Marchand)