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Incident à l'école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry

Un jeu à la mode sur Internet

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 1 avril 2008 à 15:39
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Incident à l'école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry
Un jeu à la mode sur Internet
À la suite des incidents survenus à l'école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry, la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPÎ) a fait une mise au point, la semaine dernière, par voie de communiqué.
On se rappellera que la CSPÎ et l'équipe de direction de son école secondaire ont été sur un pied d'alerte après qu'un parent d'élève ait informé l'école que son enfant avait été victime d'une piqûre causée par un objet pointu. Cette piqûre lui avait été infligée, à son insu, par un autre élève alors qu'il montait l'escalier.

Selon la rumeur, d'autres élèves avaient également été piqués par des objets pointus tels que : des compas et des punaises à tiges métalliques, à l'occasion de leurs divers déplacements dans l'école. Les agresseurs se seraient inspirés d'images visionnées sur Internet. Considérant le risque potentiel de contamination du sang, la direction de l'école a fait appel aux services de l'infirmière de l'école.

Du même souffle, l'équipe de l'école était chargée de retracer, parmi ses quelque 2000 élèves, ceux et celles qui auraient également été piqués et la direction a déclenché une enquête interne pour tenter d'identifier les agresseurs. Dès l'après-midi, 26 victimes retrouvées étaient dirigées vers l'hôpital Sainte-Justine pour y subir des tests et avoir le suivi médical requis. En fin d'après-midi, tous les parents de ces jeunes victimes avaient été joints, assure la CSPÎ.

Après qu'une centaine de victimes de ce phénomène se soient progressivement fait connaître, l'école, en concertation avec les autorités de la Direction de la santé publique (DSP), les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, convoquait par téléphone tous les parents des victimes à une séance d'information à l'auditorium en fin de journée, afin d'obtenir toute l'information requise.

En soirée, le SPVM procédait déjà à certaines arrestations. Le lendemain, un point de service mis sur pied au CLSC, à la demande de la commission scolaire, accueillait les élèves pour opérer le suivi médical.

La CSPÎ déplore l'ampleur de ces incidents et confirme que la DSP estime que les risques de contamination restent minimes dans les circonstances. Toutefois, elle profite de l'occasion pour sensibiliser les parents à l'importance d'une vigilance accrue lors de l'utilisation d'Internet par les enfants et pour conscientiser les élèves aux lourdes conséquences qu'ils encourent pour avoir voulu imiter des initiatives diffusées sur le site YouTube. D'autres incidents rapportés en milieu scolaire depuis quelque temps tirent d'ailleurs leur source du même site.

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