Mélina Maiorano a terminé troisième du scrutin du 21 septembre, avec 2,3 % des voix. L'étudiante de 22 ans est déçue de la faible participation des jeunes.
(Photo: Éric Carrière)
Faible participation
De Michel Bissonnet à Mélina Maiorano, en passant par Livio Di Celmo, les candidats des partis politiques municipaux s'entendent sur un point: trop peu d'électeurs se sont rendus dans les pôles de scrutin le 21 septembre, alors que le taux de participation à l'élection partielle pour élire le maire de Saint-Léonard a été de 25,3 %.
« Ça ne témoigne aucunement d'une démocratie saine, plaide Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal. On constate que les trois-quarts des Montréalais ont tourné le dos à la politique municipale. »
Pour sa part, Mélina Maiorano était déçue de la faible participation des jeunes. « En faisant le tour des points de scrutin, on m'a dit qu'il y avait eu peu de jeunes qui étaient allés voter », déclare la femme de 22 ans.
Avant l'élection, Michel Bissonnet avait exprimé son souhait de voir la moitié des électeurs léonardois voter le 21 septembre. Il avait surestimé du double l'intérêt de sa population envers la politique municipale.
« La campagne électorale en a mélangé quelques-uns », croit-il, justifiant la faible participation. Le nouveau maire compte plaider en faveur du pôle itinérant pour augmenter le taux de participation. Ce système permet aux citoyens ne pouvant sortir de chez eux pour des raisons d'invalidité de voter à domicile.
Le municipal, peu populaire
Bien qu'ils expriment leur déception, les candidats ne peuvent pas être surpris de la faible participation de dimanche dernier. En effet, la politique municipale est celle qui suscite le moins d'intérêt chez les électeurs. Lorsqu'il s'agit d'une élection partielle, c'est encore pire.
Le taux de participation de 25,3% du 21 septembre avoisine les résultats des dernières partielles tenues dans l'île. À Outremont, en décembre 2007, le taux de participation était de 28,6 %, tandis qu'il se chiffrait à 22,97 % dans Marie-Victorin en septembre 2006.
Pour les élections générales, les électeurs sont généralement un peu plus dégourdis. En 2001, en plein cœur des fusions municipales, 56,5 % des Montréalais avaient rempli un bulletin de vote. En 2005, le taux de participation était descendu à 38,3 %.
(Photo: Éric Carrière)