Le Domaine Chartier II, rue J.-B. Martineau, dans le nord de l'arrondissement de Saint-Léonard, sera complété en novembre prochain. Son promoteur, St-Luc Habitation, y construit 135 maisons de ville, dont 27 qui reste à être vendues. (Photo: Éric Carrière)
Le Domaine Chartier II sera complété en novembre
Le promoteur ne craint pas la récession même s'il reste 27 unités à vendre
La construction résidentielle ralentit au Canada et, jusqu'ici, le Québec s'en tire mieux que l'Ontario et les provinces de l'Ouest, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement. Au Domaine Chartier II, le promoteur St-Luc Habitation livrera d'ici la fin de l'année les 27 maisons de ville qui lui reste à vendre sur un total de 135.
En ce moment, les ouvriers s'affairent à lever de terre les derniers bâtiments, aux confins de la rue J.-B. Martineau. Une unité de 2060 pieds carrés, sur trois étages avec garage, se vend 275 000 $.
Selon le conseiller aux ventes Jacques Dubuc, les neuf unités à livrer en juillet et les 18 autres qui seront occupées à partir de novembre 2009 devraient trouver preneur sans trop de problème, malgré un ralentissement économique qui ne fait plus de doute.
« Les gens qui sont intéressés par nos maisons de ville sont des professionnels et ne sont pas touchés par la crise. On ne pense pas avoir de difficulté à les vendre », dit-il en entrevue, mentionnant que beaucoup d'Asiatiques et d'Africains originaires de la région du Maghreb ont élu domicile au Domaine Chartier II.
M. Dubuc croit que les banlieues seront plus affectées que l'île de Montréal. « Beaucoup de gens ne veulent absolument pas traverser les ponts et cherchent une maison avec de la verdure et un coin tranquille et privé, sans circulation, ce que nous leur offrons. Notre entreprise compte six projets actuellement et elle vient d'acquérir un terrain dans l'Est, pour y bâtir 350 maisons de ville près de l'autoroute 25 », révèle-t-il.
Le secteur de la rue J.-B. Martineau est toutefois situé entre la voie ferrée, où circulera dès la fin de 2010 le train de banlieue de l'Est, et la servitude d'Hydro-Québec.
« Le train est un avantage pour nos acheteurs qui y voient l'occasion de n'avoir qu'un seul véhicule et de voyager en train pour se rendre au travail, relate M. Dubuc. Pour ce qui est de la ligne de transmission d'Hydro-Québec, on finit par l'oublier et elle assure le dégagement, donc l'ensoleillement du quartier. De plus, elle n'est pas dangereuse pour la santé, car c'est une ligne de 300 000 volts et non une ligne de 700 000 volts. »
La fin des maisons de ville à Saint-Léonard
Saint-Léonard regorge de quadruplex qui ont fait sa signature, de même que de maisons unifamiliales de toutes les tailles et, depuis peu, de tours d'habitation le long de l'autoroute métropolitaine. Mais c'est la première fois qu'il y a des maisons de ville dans l'arrondissement, rappelle M. Dubuc, et peut-être que celles-ci seront les dernières à y être construites.
« Je suis convaincu qu'il n'y aura pas d'autres maisons de ville à Saint-Léonard après les nôtres, surtout à cause du prix des terrains. Ce terrain sur lequel nous construisons actuellement était un champ auparavant et nous l'avons obtenu dans une transaction avec un autre terrain situé à Rivière-des-Prairies, ce qui fait qu'il nous a coûté moins cher. Mais à Saint-Léonard, il ne reste plus de terrains suffisamment abordables pour y construire d'autres maisons de ville. Nous étions intéressés par le terrain au coin de Viau et des Grandes-Prairies, mais il est trop cher », mentionne Jacques Dubuc.