Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Progrès Saint-Léonard
Regard de femmes
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Frank Zampino démissionne

Guillaume Picard par Guillaume Picard
Voir tous les articles de Guillaume Picard
Article mis en ligne le 14 avril 2009 à 14:24
Soyez le premier à commenter cet article
Frank Zampino démissionne
Frank Zampino. (Photo: archives)
Frank Zampino démissionne
Frank Zampino, l'ex-maire de l'arrondissement de Saint-Léonard, a démissionné de son poste de vice-président principal et chef de la direction financière de Dessau inc., lundi, affirmant être victime d'acharnement médiatique dans l'affaire des compteurs d'eau qui secoue présentement l'administration Tremblay.
M. Zampino, par voie de communiqué, justifie son départ en disant qu'on « attaque mon intégrité sans relâche et sans la moindre démonstration », ce qui, poursuit-il, « peut nuire à l'organisation (Dessau) ».

Rappelons que le consortium GÉNIeau, constitué de Dessau inc. et de Simard-Beaudry Construction, a obtenu, en 2008, le plus important contrat de l'histoire de Montréal, soit 355 M$. À l'époque, M. Zampino était président du comité exécutif.

Depuis, on a appris que M. Zampino avait séjourné à deux reprises, en 2007 et en 2008, sur le yacht de son ami de longue date, Antonio Accurso, président de Simard-Beaudry, l'une des deux firmes derrière GÉNIeau. De plus, il aurait omis de se retirer des discussions à l'époque où la Ville se préparait à octroyer ce contrat.

Selon le chef de l'opposition à Montréal, Benoît Labonté, ce dossier renforce la nécessité de doter la métropole d'un code d'éthique et d'un commissaire pour le faire appliquer.

« Frank Zampino a commis une erreur éthique importante. (…) Beaucoup d'élus se retirent des discussions pour moins que cela », a-t-il soutenu en entrevue au Progrès Saint-Léonard, le 6 avril.

« J'ai commis une maladresse et je le reconnais pleinement, écrit M. Zampino. J'aurais dû refuser l'invitation. Je constate maintenant que ces séjours étaient inappropriés dans les circonstances et si c'était à refaire, j'agirais différemment », a admis Frank Zampino.

M. Zampino dit souhaiter que la reconnaissance de sa maladresse mette un terme aux « allégations purement gratuites laissant entendre qu'il y aurait eu des irrégularités dans l'attribution du contrat » des compteurs d'eau.

« J'ai admis avoir fait lesdits voyages, j'ai admis que c'était inapproprié et j'ai dit que je regrettais le geste. J'ai quitté la politique et je tiens à ma vie privée pour moi et surtout pour ma famille comme tous ceux qui sont récemment retournés en entreprise. Je suis malheureusement la première victime d'une campagne électorale qui s'annonce virulente et mesquine, l'inquisition doit cesser. »

Le maire Gérald Tremblay, pour sa part, prétend qu'il ne connaissait pas les liens unissant son ancien bras droit et M. Accurso. Mais, s'il avait su, il n'aurait pas hésité à écarter Zampino de la présidence du comité exécutif. La semaine dernière, M. Tremblay, voulant blanchir son administration à six mois des élections municipales, a demandé au vérificateur général de la Ville d'enquêter. Chez GÉNIeau, on est d'ailleurs prêt à collaborer.

Depuis que la tempête s'est levée, plusieurs voix, notamment celles de spécialistes de la gestion de l'eau, ont soutenu que Montréal avait payé un prix exorbitant pour l'optimisation de son réseau de distribution d'eau et l'installation des compteurs dans les industries, les commerces et les institutions de l'île de Montréal.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net