Des parents insatisfaits retirent leurs enfants
École des Roseraies
Des parents insatisfaits de la direction de l’école des Roseraies réclament la démission de la directrice, alors que d’autres ont plutôt choisi de retirer leur enfant de cet établissement scolaire.
Jonathan et Nadine (noms fictifs) ont fréquenté l’école des Roseraies, à Anjou, à la suite d’un déménagement familial. L’école des Roseraies étant leur école de quartier, ils y ont été inscrits, l’an dernier, par leur mère.
En cours d’année, Jonathan commence à recevoir de plus en plus de copies et de retenues. Se demandant ce qui arrive à son fils, la mère de Jonathan contacte les responsables de l’école pour avoir des explications. Après quelques rencontres avec la directrice de l’école, Francine Guay, les parents de Jonathan estiment que leur fils est victime d’harcèlement de la part de la directrice. Le moindre prétexte, aussi banal soit-il, devient un motif pour imposer des retenues à Jonathan. La situation s’envenime entre les parents de Jonathan et la directrice.
Les retenues sont devenues le lot quotidien de Jonathan. Dès qu’un événement survient, Jonathan semble être le coupable. Même lorsqu’il est pris à partie par d’autres élèves, c’est lui qu’on blâme, soutient sa mère.
Quant à Nadine, la soeur de Jonathan, elle commence elle aussi à recevoir des retenues et copies. Son comportement, qui avait toujours été irréprochable, indiquent ses parents, est maintenant, semble-t-il, devenu problématique. Ses parents croient plutôt que parce qu’ils tiennent tête à la directrice, celle-ci se vengerait sur leurs enfants.
« Nadine n'a toujours eu que des bons mots de la part de ses professeurs. Son comportement en classe ne lui a jamais attiré d’ennuis. Et là, du jour au lendemain, elle serait devenue une élève difficile et indisciplinée ? C’est ridicule », soutiennent ses parents.
Cette année, Jonathan et Nadine ne fréquentent plus l’école des Roseraies. Dans leur nouvelle école, les choses vont bien.
D’autres parents ont aussi affirmé avoir eu maille à partir avec Mme Guay. Une mère de famille, qui habite à quelques pas de l’école des Roseraies, a plutôt choisi d’envoyer ses enfants dans une autre école, bien que celle-ci soit plus éloignée, pour ne pas avoir à faire affaire avec Mme Guay.
Les parents de Nicolas (nom fictif), eux, ont décidé de retirer leur enfant de l’école des Roseraies. Après quelques semaines de classe, leur enfant de six ans avait reçu des retenues pour agression physique ! Le geste reproché à l’enfant était d’avoir retourné un coup de pied alors qu’il s’amusait tout bonnement avec l’un de ses camarades.
« Je n’arrive pas à croire que l’on donne des retenues à un enfant de six ans parce qu’il s’amuse et se tiraille avec ses amis, comme tous les enfants de cet âge font. Et quand on tente de discuter avec la direction de l’école, c’est une fin de non recevoir. Cette école est drôlement gérée », pense la mère de Nicolas.
Son de cloche de la CSPÎ
Du côté de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ), on est surpris des reproches faits à l’endroit de Mme Guay. Cette dernière n'aurait pas fait l'objet de plus de plaintes que d'autres directeurs ou directrices d'école et on déplore que les parents n’aient pas suivi le mécanisme normal pour porter plainte.
Le directeur du réseau des écoles d’Anjou et de Saint-Léonard, Anthony Bellini, nous explique que Mme Guay est en poste depuis quatre ans et d’année en année, le nombre d’élèves transférés est toujours demeuré sensiblement le même. Il ne croit pas que la situation soit pire à l’école des Roseraies que dans toute autre école de la CSPÎ. En fait, il pourrait plutôt s'agir de problèmes de perception.
« Oui, c’est possible que des parents ne s’entendent pas avec une directrice d’école, mais il y a aussi parfois des problèmes de perception. J’ai confiance en Mme Guay et elle a tout mon support », termine-t-il.
Commentaire mis en ligne le 21 août 20087725, avenue Des Ormeaux, Anjou
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