« Les chiens aboient, la caravane passe ! », dit le proverbe. Les commerçants fulminent et le font savoir, l’administration Tremblay poursuit et ne recule pas! « Il est important que Montréal se dote de sources de financement autres que l’impôt foncier », insiste le président du conseil d’administration de l’IDU (Institut de développement urbain) du Québec, Jean Laramée.
Une coalition de six associations concernées par le développement économique de Montréal, se dit prête à collaborer avec la Ville pour trouver d’autres solutions à la précarité financière de Montréal, voire soutenir la Ville dans ses démarches auprès du Gouvernement pour le financement des transports collectifs.
Selon cette coalition, cette hausse coûtera des millions aux propriétaires de stationnement et pénalisera commerçants, usagers, travailleurs et consommateurs du centre-ville. Elle qualifie cette décision de « solution non constructive ». Un argument repris par l’opposition municipale, Louis Harel en tête, qui regrette l’absence d’une étude d’impact pour une taxe « improvisée ».
Le regroupement propose, entre autres, trois pistes...
- l’augmentation de la taxe sur l’essence dans la région métropolitaine;
- le rapatriement d’une partie de la TVQ prélevée sur les achats faits dans la métropole;
- une hausse des coûts d’immatriculation des voitures présentes sur l’île.
Reprenant les propos du président Laramée, « calmons-nous ! », semble réagir Alan DeSouza, grand argentier de la Ville. « La taxe ne représente que 1$ à 2$ de hausse par jour et par espace. Je pense que c’est raisonnable et que cela ne découragera pas les usagers du centre-ville... »
L’administration Tremblay ne compte donc pas céder ni revenir sur cette hausse d’autant plus qu’elle figure déjà sur les avis d’impôt foncier envoyés récemment.Et le responsable des finances à Montréal laisse toutefois entendred que de nouvelles taxes pourraient pointer leur nez si Québec ne répond pas aux attentes financières récurrentes de son unique métropole.


