Comme dans bien des compétitions, il ne pourra en rester qu'un. Et le prix final s'avère plutôt alléchant: 100 000$ en bourses et prêts. Mais avant d'en arriver là, les candidats devront affûter leur cravate et jouer de la mallette. Sérieux et talent en matière d'affaires seront indispensables.
Avant que vous ne commenciez à vous rêver dans un bureau digne de celui de Bill Gates, les pieds croisés sur la table de travail, voici davantage de détails. La PME Académie est née sous l'égide d'un trio incluant Développement économique Saint-Laurent (DESTL), la Chambre de commerce et d'industrie locale et le Groupe financier Banque TD. L'objectif est de donner une occasion inespérée aux entrepreneurs de poser les bases d'un projet d'affaires viable. Dans un premier temps, huit finalistes seront sélectionnés et suivront une formation de trois mois, encadrés par des mentors aguerris. Le grand gagnant verra son projet bénéficier d'une aide substantielle et d'un encadrement précieux.
Jean-Marc Laniel, vice-président de DESTL, explique les grandes lignes du concours: «Tout entrepreneur de Montréal, voire du Québec, peut se présenter. C'est l'occasion rêvée de créer son entreprise. Les candidats pourront déposer leur projet d'affaires pour n'importe quel secteur, manufacturier, environnemental, services, etc.»
Nancy Hammond, vice-présidente du district Laval – Saint-Laurent pour TD Canada Trust, relate pourquoi la firme a tout de suite donné son feu vert pour participer et fournir le grand prix: «Démarrer une entreprise, ça prend toutes sortes de choses pour réussir. Des idées, certes, mais aussi des ressources financières et un bon entourage.»
Les candidats prêts à se lancer dans l'aventure auront jusqu'au 15 janvier 2010 pour présenter un plan d'affaires d'échafaudage de nouvelle entreprise. Il est important de noter que ladite entreprise devra être implantée sur le territoire couvert par DESTL. Les fiches d'inscription sont disponibles sur le site web www.pmeacademie.ca, ainsi que les règlements complets du concours. En février 2010, les huit finalistes seront choisis et bénéficieront d'ateliers et de formations trois mois durant. Enfin, en mai 2010, un jury composé de cinq membres issus de la communauté d'affaires noteront les finalistes. Et, comme dans tout vrai concours du style «Académie», le public aura son mot à dire: son vote comptera à hauteur de 20% dans la décision finale. Si votre cerveau bouillonne d'idées géniales pour monter une entreprise qui fera fureur dans le paysage économique laurentien et québécois (et, pourquoi pas, mondial), PME Académie sera peut-être les premières pierres de votre multinationale. Les qualités recherchées? «L'ambition, l'originalité, l'expérience», énumère Josée Chiasson, agente de développement économique pour le Centre Local de Développement Centre-Ouest et partie prenante du comité de sélection. Sans compter, bien sûr, la capacité à devancer ses concurrents, précieux atout dans le cadre d'un concours aussi bien que dans le monde des affaires.

