Concertation en petite enfance de Saint-Léonard avait concocté un menu éclectique et, pour l'occasion et pour la toute première fois, tout le milieu était rassemblé, que ce soit les CPE, les garderies privées subventionnées et le Bureau coordonnateur de Saint-Léonard, lequel supervise 76 familles léonardoises s'occupant de bouts de chou à la maison.
Seules les garderies privées non subventionnées ont boudé leur plaisir, même si les organisateurs avaient convié les services de garde de tout acabit dans le but, disent-ils, que la grande famille se rapproche, partage et festoie ensemble.
Pierre Fournier, organisateur communautaire au CLSC Saint-Léonard, a voulu lancer un message aux parents. « Les services de garde sont tout à fait adéquats pour préparer les enfants à leur entrée à l'école. Ils outillent bien les jeunes en utilisant diverses activités ludiques pour leur faire apprendre des connaissances de base. Le jeu, à cette période de la vie, aide à structurer le cerveau. Trop pousser et brûler des étapes peut avoir des conséquences dans le futur.»
Bambina Gagliardi, de la Garderie les p'tits bonhommes, abonde dans le même sens et croit que le passage en service de garde demeure une étape fondamentale pour le développement global de l'enfant, y compris les volets physique, intellectuel, social, affectif et langagier. Elle rappelle que tous les services de garde s'appuient sur un programme éducatif du ministère de la Famille et des Aînés et que rien n'est improvisé.
La députée de Jeanne-Mance – Viger, Filomena Rotiroti, présente sur place, a pu constater la joie des enfants qui avaient droit à une projection du film « La princesse et la grenouille », ainsi qu'à un atelier intitulé « Éducazoo », où les jeunes ont pu approcher de près, ou pour les plus courageux, toucher des serpents, des lézards et des furets, entre autres. Il y avait aussi des séances de photos pour amuser la galerie et des lectures de conte.
Manque criant de places
Devant le manque criant de places en service de garde à Saint-Léonard – il y aurait quelque 6000 inscriptions sur la liste d'attente –, Mme Rotiroti n'a pas caché qu'elle ne pourra pas créer les 400 places qu'elle souhaitait obtenir pour sa circonscription comme elle l'avait affirmé avant le dernier budget lors d'une entrevue avec le Progrès Saint-Léonard.
« Il n'y a pas de nouvelles places de disponibles, mais seulement des réaffectations de places qui n'ont pas été créées. On parle de 500 à 700 places à travers le Québec, alors il faudra attendre à l'an prochain », a-t-elle dit.
Pierre Fournier rappelle que l'arrondissement de Saint-Léonard a été sacré champion des naissances au Québec l'an dernier. Le manque de places a des effets pervers pour beaucoup de familles. « Plein de familles sont mal prises, ce qui fait en sorte que l'un des deux parents ne peut pas aller travailler ou que la garde repose sur les proches et les grands-parents, quand c'est possible.