« J’avais confiance en mes moyens. Après avoir décroché la médaille de bronze à la Coupe du monde de Minsk, je n’avais qu’un but en tête; gagner une médaille pour amasser des points en vue de la sélection olympique pour Londres », fait savoir, via Sportcom, le judoka qui occupe le 22e rang mondial.
Après l’obtention d’un laissez-passer au premier tour, Pessoa retrouvait son compagnon d’entraînement Frazer Will sur le tapis. Dans ce duel chaudement disputé, l’athlète de 22 ans a le dessus grâce à unyuko. Il s’agissait du troisième affrontement entre ces deux judokas, cette année. Pessoa en est sorti gagnant chaque fois. Se mesurer au triple champion canadien et olympien s’avère toujours un défi de taille pour lui. « En étant la huitième tête de série du Grand Prix, je savais que je devais affronter Will. Je m’étais préparé en conséquence, mais j’ai tout de même été stressé avant mon combat. Il est mon partenaire d’entraînement, donc il connaît mes tactiques et mes attaques. »
Pessoa défait ensuite le favori de la foule et le cinquième mondial, le Néerlandais Jeroen Mooren, par ippon tout juste avant la cloche qui annonce la fin du combat. Il perd finalement en demi-finale face au Georgien Amiran Papinashvili (17e au monde par waza-ari. Papinashvili remportait plus tard la médaille d’or.
Le vent tourne
Ennuyé par une bursite au genou droit l’an dernier, le jeune judoka a dû suspendre sa carrière d’athlète pour six mois. On annonçait son retour sur le tatami après quatre mois, mais la convalescence a été plus longue. Deux opérations au genou ont finalement été nécessaires.
Les Championnats canadiens, au mois de mai dernier, étaient sa première compétition. « J’avais très peur de me blesser. J’ai réussi à gagner la compétition, mais le plus important est que je n’ai pas ressenti de douleur, donc je pouvais retourner sur les tatamis internationaux ! »
L’importance des compétitions
Depuis que la nouvelle réglementation des sélections des Jeux olympiques de Londres est en vigueur, chaque compétition est importante. En décrochant une médaille, les judokas accumulent des points qui leur permettent d’avancer au classement de la fédération internationale. Seuls les 22 premiers athlètes pourront représenter leur pays.
« Avec ma blessure et les six mois de congés forcés, mon classement mondial n’était pas très bon. Depuis mon retour, au mois de mai, je suis passé de la 50e à la 22e place. »
Citoyen canadien depuis 2009, Sergio Pessoa, d’origine brésilienne, affectionne sa nouvelle culture et pour lui, le démontrer aux Jeux olympiques sera la meilleure façon. « C’est un rêve de représenter le Canada. C’est la fédération canadienne qui me soutient dans le sport que je pratique. C’est ici que je m’entraîne, donc c’est mon pays. » (J.A.P.)