« Je dois dire que je trouve inacceptable que la Ligue de football de l’Ontario n’ait pas permis aux joueurs et aux entraineurs de s’expliquer auprès du comité de la ligue, avant de prononcer des sanctions », argue-t-il. « Il s’agit d’un droit fondamental au Canada. Ce droit appartient à quiconque est accusé, que ce soit dans le système pénal, criminel ou dans des structures citoyennes comme les nôtres. Nous entendons faire respecter ce droit et rendre des décisions en regard de notre autorité et de notre juridiction. »
Pour ce faire, les membres du comité d’éthique de la fédération ont reçu le mandat de faire la lumière sur les gestes répréhensibles survenus entre les spectateurs et des joueurs, à la fin du match du 16 octobre. Le comité s’est réuni la semaine dernière pour prendre connaissance des sanctions imposées par l’OFC à l’ endroit de 24 joueurs et entraîneurs de l’équipe. Le groupe tiendra des auditions le jeudi 2 décembre et le samedi 4 décembre dans les bureaux de la fédération au Stade olympique à Montréal.
Les sanctions prises en Ontario ne sont actuellement pas applicables au Québec. La procédure lancée par Football Québec a été rendue nécessaire par l’absence de règles au niveau de la fédération canadienne. Cela aurait permis d’étendre l’application des sanctions d’une province à l’autre, comme cela existe dans plusieurs fédérations. « Nous ne mettrons pas notre tête dans le sable. Les gestes inacceptables seront sanctionnés. Les sanctions devront suivre les coupables jusqu’à leur application. Mais d’ici là, les procédures de justice naturelle devront s’appliquer », termine le président. (J.A.P.)