Sept ans après sa création, Île sans fil poursuit son déploiement, mais l'Est demeure un territoire à défricher, avec seulement quatre points d'accès gratuits à l'Internet situés dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Saint-Léonard.
L'OSBL, fort de ses 200 points d'accès – surtout dans les quartiers centraux – et ses 140 000 membres, dont 4000 nouveaux en moyenne chaque mois, ne veut pas en rester là et ambitionne de conquérir les arrondissements situés à l'est du boulevard Pie-IX. Faute de moyens, toutefois, le rayonnement de ses services plafonne depuis deux ans.
Île sans fil attend toujours l'appui financier de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec. Pourtant, en décembre 2007, la commission du conseil d'agglomération sur le développement économique recommandait de soutenir l’expansion du réseau sans fil et, en collaboration avec les arrondissements, de déterminer les lieux publics prioritaires visés par l’installation des nouvelles antennes.
On recommandait aussi à Montréal d'octroyer « une contribution financière nécessaire à la mise en œuvre du projet d’expansion du réseau d’Île sans fil et qu’il délègue aux services concernés, à savoir le Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine et le Service des communications et des relations avec les citoyens, la responsabilité d’élaborer et de négocier l’entente financière avec l’organisme Île sans fil ».
Depuis, quelques parcs publics ont fait l'objet de projets-pilotes afin d'offrir l'accès gratuit à l'Internet et la Ville-centre, dans son budget 2010, a réservé une somme de 1 M$ pour équiper tous les parcs et certaines places publiques, dont le carré Dorchester, d'antennes Wi-Fi. Mais aucune somme n'a été allouée pour l'expansion du réseau sans fil avec l'organisme.
« Nous travaillons sur un plan de déploiement qui est en évolution, mais l'administration s'est engagée à ce que tous les parcs soient branchés d'ici la fin de l'année 2010, relate Darren Becker, porte-parole de la Ville de Montréal. Il s'agit d'une première étape. On verra les retombées de ce déploiement, mais pour l'instant, on ne peut pas en dire plus. »
Île sans fil se dit prêt à collaborer avec les instances publiques pour étendre sa toile d'araignée aux quatre coins de la ville.
« La volonté de développer Île sans fil dans l'Est est bien réelle, mais nous attendons l'effet de levier de la Ville de Montréal et de Québec, ceci pour nous aider à rejoindre les zones privées de nos services, explique Laurent Maisonnave, président d'Île sans fil depuis un an. La Ville devait nous apporter son aide, mais nous attendons depuis deux ans. Pour l'instant, comme nous sommes un organisme s'appuyant seulement sur des bénévoles, nous répondons à la demande sans avoir l'occasion de faire du démarchage. »
Pourtant, selon M. Maisonnave, l'accès à Internet bénéficie à la métropole. « Le citoyen est gagnant, mais nous avons aussi un apport économique important, sans compter que beaucoup de touristes utilisent nos services. Les secteurs culturels et sociaux profitent aussi d'Île sans fil. Je crois que certains élus sont conscients de notre apport, mais ils tardent à passer à l'action pour le moment. Nous sommes prêts à travailler avec eux, car nous rendons des services multiples aux Montréalais et aux visiteurs », explique-t-il.
Depuis deux ans, le nombre de points d'accès plafonne, mais le nombre de membres explose littéralement. À pareille date l'an dernier, Île sans fil célébrait l'arrivée de son 100 000
- Bistro InVivo (Mercier–Hochelaga-Maisonneuve) - Promenade Bellerive (Mercier–Hochelaga-Maisonneuve) - Café Sésame (Mercier–Hochelaga-Maisonneuve) - Café Victoria (Saint-Léonard)



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